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Cancer du côlon : 13 conseils de prévention

Colon cancer
Lucie Pehlivanian – Validé par Dr Michel Ducreux, cancérologue et gastro-entérologue – Le 13/03/2010

Boire du lait, limiter la viande rouge, limiter l’alcool et les calories… Cela pourrait permettre de prévenir le cancer du côlon – second cancer chez la femme, et troisième chez l’homme. Treize conseils pour se mettre à l’abri.

Limiter la viande rouge

Une étude européenne de 2006 menée sur 520 000 personnes a montré que la consommation de 100 g/j de viande rouge augmente le risque de cancer du côlon et du rectum de 25 %.
En pratique : L’institut national du cancer conseille de limiter la consommation de viande rouge à moins de 500 g par semaine. Pour compléter les apports en protéines, alternez avec des viandes blanches, du poisson, des oeufs et des légumineuses. Il conseillé de limiter la consommation de charcuteries, en particulier les charcuteries très grasses et/ou très salées. Si vous en êtes friand, réduisez autant que possible les portions et la fréquence de consommation.

Boire du lait

lait Une étude anglaise de 2004 regroupant les données de 10 rapports d’observation, a montré une diminution de 15 % du risque de cancer colorectal chez les personnes consommant plus de 25 cl de lait par jour. Des études ont suggéré que le calcium pourrait diminuer le risque de développer un cancer du côlon.
En pratique : “Toutefois, pris en supplément, le calcium n’a aucune efficacité. Les produits laitiers possèdent une vertu dont nous ignorons encore le mécanisme”, précise le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie.

Pas de cuisson à température élevée !

grillade grill barbecue cuisson viande“Cuire à trop haute température les graisses ou les viandes grasses transforme les acides gras insaturés en graisses saturées ou “trans”. Ces dernières favorisent le cancer du côlon. Elles sont toxiques localement, sur la paroi du gros intestin”, précise le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie.
En pratique : Evitez de carboniser la viande, façon grill ou barbecue, et de faire frire les matières grasses.

Mincir

Le risque de développer un cancer du côlon augmente de 15% chaque fois que l’IMC (Indice de Masse Corporelle) augmente de 5 points. Dans le cas du cancer du côlon-rectum, une augmentation significative du risque est également observée avec l’augmentation de l’adiposité abdominale d’après un rapport du World Cancer Research Fund de 2007.
En pratique : Evitez les kilos en trop, tâchez de les perdre par des changements d’habitudes alimentaires et en faisant un peu d’exercice physique au quotidien. Mieux vaut éviter les régimes éclairs, toujours suivis d’une reprise de poids, et privilégier une perte pondérale lente et constante, quitte à se faire aider par un nutritionniste.

Boire peu d’alcool

Le risque de cancer du côlon augmente de 9 % par verre de vin consommé par jour. C’est ce que conclut un rapport du World Cancer Research Fund de 2007. “L’alcool serait toxique par contact sur les parois du côlon”, explique le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie. La consommation chronique d’alcool induit aussi une déficience en folates (micro nutriments), favorable au développement et à la progression du cancer colorectal.
En pratique : Limitez votre consommation d’alcool au quotidien, découvrez d’autres boissons à l’apéritif comme le jus de tomate ou de carotte, et offrez à vos invités un cocktail de fruits frais sans alcool. Enfin accordez-vous deux jours par semaine sans alcool du tout.

Consommer moins de calories

hamburger frite fast food graisseUne alimentation riche en calories, même si elle n’entraîne pas de surpoids, favorise l’apparition du cancer du côlon. A l’inverse, une alimentation pauvre en calories diminue ce risque. Ce sont les conclusions du rapport du World Cancer Research Fund un 2007.
En pratique : L’institution recommande d’éviter les plats à forte densité énergétique tels que les frites, pizzas, hamburgers, viandes frites ou viennoiseries. “Leur richesse en matières grasses et/ou en sucre apporte à poids égal beaucoup plus de calories que les aliments à faible densité énergétique, comme les légumes”, précise le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie.

5 fruits et légumes par jour

Une étude suédoise de 2001 portée sur 61 000 personnes montre que la consommation de plus de 2,5 portions (80g) par jour de fruits et légumes diminue le risque de cancer du côlon de 35 % par rapport à la consommation de moins de 1,5 portion par jour. Les fruits et les légumes qui apportent en abondance sels minéraux et vitamines, sont également riches pour la plupart en fibres alimentaires. Ils stimulent le transit intestinal et contiennent pour certains d’entre eux des antioxydants qui préviennent le vieillissement et réduisent le risque de cancer.
En pratique : Commencez la journée avec un fruit frais ou un verre de jus de fruits, accompagnez chacun des repas d’une bonne portion de légumes et de salade, servez à l’apéritif des bâtonnets de légumes crus ou offrez un verre de jus de légumes ou un cocktail de fruits.

Des vitamines, mais pas en compléments !

vitamines citron pamplemousse orange agrumes“Les études montrent que la consommation d’aliments riches en vitamines fait diminuer les risques de cancer du côlon. On a également remarqué que la prise de vitamine sous forme de compléments alimentaires n’avait pas cette capacité. Les aliments riches en vitamines ont donc d’autres propriétés qui nous sont encore inconnues”, explique le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie.
En pratique : Pour un apport suffisant en vitamines, l’institut national du cancer conseille de consommer chaque jour au moins 5 fruits et légumes variés (quelle que soit la forme : crus, cuits, frais, en conserve ou surgelés) pour atteindre au minimum 400 g par jour. Il préconise également de manger chaque jour d’autres aliments contenant des fibres tels que les aliments céréaliers peu transformés et les légumes secs.

Limiter les graisses saturées

boeuf viande cru“La graisses saturées sont celles qui favorisent l’apparition de cancers du côlon”, indique le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie. Selon une étude de 2007 d’une équipe de chercheurs espagnols, ces graisses transporteraient les substances toxiques solubles dans le gras, responsables du cancer. Ces substances exerceraient une toxicité locale sur les parois de l’intestin.
En pratique : “Ces graisses d’origine animale se trouvent dans les viandes rouges comme le boeuf. Mieux vaut donc en limiter la consommation. Mais on ne sait pas exactement la quantité à ne pas dépasser pour éviter le cancer du côlon… d’autant plus que cela peut varier selon les personnes”, précise le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie.

Faire de l’exercice

L’activité physique diminue le risque de cancer du côlon de 18 à 29 % (selon le type d’activité).C’est ce que conclut un rapport du World Cancer Research Fund de 2007.
En pratique : Faites au moins 30 minutes d’exercice par jour, marche rapide, vélo, natation ou gymnastique. Les travaux de jardinage et les randonnées à pied sont bénéfiques aussi. Montez les escaliers à pied et laissez, quand c’est possible, votre voiture au garage.

Surveiller ses polypes

docteur medecin specialiste Les polypes sont des tumeurs bénignes qui se forment sur les parois du côlon. Dans certains cas, ils se transforment en lésions cancéreuses.
En pratique : “Si une personne de plus de 45 ans a des antécédents familiaux de cancer du côlon, il lui est recommandé de se faire faire régulièrement des coloscopies. Cet examen permet de détecter d’éventuels polypes, et de les enlever”, indique le Dr Michel Ducreux, professeur en cancérologie. La fréquence des coloscopies devra être déterminée avec un médecin.

Se faire dépister dès 50 ans

femme docteurLe ministère de la Santé a initié une campagne de dépistage du cancer colorectal en 2002. Destiné aux personnes entre 50 et 74 ans, le dépistage doit être réalisé tous les 2 ans. Ce test, appelé Hémoccult, consiste à repérer dans les selles la présence de sang qui peut témoigner, entre autres, d’un polype ou d’un cancer du côlon.
En pratique : Le test et sa lecture sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie. Pour en bénéficier, adressez-vous à un médecin généraliste ou à un gastro-entérologue.

Arrêter de fumer

tabac cigarette cancerUne étude américaine menée sur 161 172 patients atteints de cancer colorectal montre que les personnes buvant et fumant régulièrement développent un cancer 7 à 8 ans avant les autres. Ceux qui fument régulièrement mais ne boivent pas l’ont développé 5 à 6 ans avant ceux qui ne fument ni ne boivent.
En pratique : tâchez d’arrêter. Faites-vous aider si besoin.

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Cancer du côlon : six conseils de prévention

Colon cancer

36 000 nouveaux cas de cancer du côlon (ou cancer du gros intestin) sont diagnostiqués chaque année. S’il est dépisté suffisamment tôt, ce cancer peut être guéri. Voici six conseils d’hygiène de vie pour le prévenir et le dépister au mieux.

1. Peu de viande rouge: Plusieurs études ont montré qu’une consommation excessive de viande rouge est susceptible d’augmenter le risque de cancer de l’intestin. Sont concernées la viande de porc, de bœuf, de veau ou d’agneau ainsi que les charcuteries. Limitez donc la consommation de viande rouge en n’en mangeant pas du tout au moins deux jours par semaine. Une fois par semaine, préparez de la viande blanche à la place de la viande rouge, limitez la consommation de charcuterie et mangez plus de poissons.

2. Une consommation d’alcool modérée: Certes boire un ou deux verres de (bon) vin est recommandé en prévention des maladies cardio-vasculaires. Mais la consommation excessive d’alcool est dangereuse à plus d’un titre, et en particulier en augmentant le risque de cancer du côlon. Aussi limitez votre consommation d’alcool au quotidien, découvrez d’autres boissons à l’apéritif comme le jus de tomate ou de carotte, et offrez à vos invités un cocktail de fruits frais sans alcool. Enfin accordez-vous deux jours par semaine sans alcool du tout.

3. Une activité physique régulière: Bon pour prévenir le diabète, pour le moral et pour se maintenir en forme, l’activité physique régulière réduit aussi le risque de cancer du côlon. Il faut faire au moins une demi-heure d’exercice par jour sous la forme d’une marche rapide, de vélo, de natation ou de gymnastique. Les travaux de jardinage et les randonnées à pied sont bénéfiques aussi pour la santé. Donc allez travailler à pied ou en vélo, montez les escaliers et laissez, quand c’est possible, votre voiture au garage.

4. Une limitation du surpoids: Source de nombreux maux, le surpoids augmente également le risque de cancer du côlon. Aussi est-il utile dans un premier temps de stabiliser ce surpoids, puis de le réduire de façon progressive par des changements dans les habitudes alimentaires et dans l’activité physique quotidienne. Mieux vaut éviter les régimes éclairs qui font plus de mal que de bien pour la santé en général et privilégier une perte de poids lente et constante, quitte à se faire aider par les conseils d’un nutritionniste.

5. Plus de fruits et de légumes: Les fruits et les légumes qui apportent en abondance sels minéraux et vitamines, sont également riches pour la plupart en fibres alimentaires. Ils stimulent le transit intestinal et contiennent pour certains d’entre eux des antioxydants qui préviennent le vieillissement et réduisent le risque de cancer. Commencez donc la journée avec un fruit frais ou un verre de jus de fruits, accompagnez chacun des repas d’une bonne portion de légumes et de salade, servez à l’apéritif des bâtonnets de légumes crus ou offrez un verre de jus de légumes ou un cocktail de fruits.

6. Un dépistage après 50 ans: Un test de dépistage du cancer du côlon, l’Hémoccult, a fait la preuve de son efficacité à partir de 50 ans, âge à partir duquel ce cancer devient plus fréquent. Ce test consiste à repérer dans les selles la présence de sang qui peut témoigner, entre autres, d’un polype ou d’un cancer du colon. Il doit être réalisé tous les deux ans entre 50 et 74 ans. Ce dépistage permet de réduire la mortalité par cancer du colon de 33 % chez ceux qui ont bénéficié de ce dépistage. Si vous remarquez du sang dans vos selles, il faut consulter un médecin.

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dépister le cancer du côlon

Colon cancer

Le cancer du côlon est-il fréquent?Le cancer du côlon (gros intestin) est au Canada le troisième type de cancer en importance, et on estime à 17 300 le nombre de personnes qui en souffraient en 1999. Le risque d’avoir un cancer du côlon à un moment ou un autre de la vie est de 6,3 % chez l’homme et de 5,5 % chez la femme.
Quels sont les facteurs de risque du cancer du côlon?Au nombre des principaux facteurs de risque du cancer du côlon figurent les antécédents familiaux de cancer du côlon, les antécédents personnels de polypes (le polype est une excroissance non cancéreuse qui se développe aux dépens de la muqueuse du côlon), la présence d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, ainsi qu’une alimentation riche en gras et à faible teneur en fibres, en fruits et en légumes.
Y a-t-il moyen de prendre le cancer du côlon à ses débuts? On dispose de deux tests pour dépister le cancer du côlon. Le premier, qui est recommandé annuellement pour tout adulte de plus de 50 ans, est une analyse de laboratoire qui vise à déceler la présence de sang dans un échantillon de selles fourni par le patient. Cependant, cette analyse simple et peu coûteuse ne permet pas de poser un diagnostic certain de cancer (car le sang peut avoir une autre origine, comme des hémorroïdes). Si les résultats de ce premier test sont positifs, on aura alors recours à un examen appelé coloscopie. Cet examen de dépistage est également indiqué chez les personnes qui sont, pour une raison ou une autre, particulièrement exposées au cancer du côlon, comme celles qui ont des antécédents familiaux de cette maladie.

La coloscopie consiste à introduire par l’anus un instrument à fibre optique souple (fibroscope) et à le faire remonter sur toute la longueur du gros intestin. Cet examen, qui se fait en général sous anesthésie légère, est très précis et permet au spécialiste de prélever des échantillons (biopsies) à tout endroit qu’il juge suspect. S’il aperçoit un polype, il peut en profiter pour l’enlever, ce qui évite au patient une intervention majeure. Comme les polypes deviennent souvent cancéreux avec le temps, il est important de prendre cette précaution.

Si jamais j’avais un cancer du côlon, quel serait le traitement?
Le traitement de premier recours du cancer du côlon est presque toujours une intervention chirurgicale qui consiste à enlever la partie cancéreuse du côlon. Selon l’endroit où siège le cancer, il se peut qu’on vous retire jusqu’à la moitié du gros intestin et qu’une colostomie soit nécessaire. La colostomie, qui consiste à pratiquer une ouverture dans la paroi abdominale par laquelle seront évacuées les matières fécales dans un sac, est, dans la plupart des cas, une mesure temporaire.

Il est fréquent qu’on administre une chimiothérapie en présence d’un cancer du côlon pour détruire les cellules cancéreuses qui auraient pu se propager avant l’intervention chirurgicale. La chimiothérapie contribue à réduire le risque de récidive du cancer dans l’intestin, ou de le voir apparaître dans un autre organe comme le foie.

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