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Cancer du sein : un livre, des témoignages

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Cancer du sein : un livre, des témoignages

Les médecins et les chercheurs ont fait d’immenses progrès en matière de traitement et de prévention du cancer du sein. De quoi garder espoir… Mais surtout ne passons pas à côté du dépistage !

Agnès Duperrin – Novembre 2007


• J’ai eu un cancer du sein. Et après
Il y a le temps du diagnostic, celui du traitement, puis la vie qui reprend.
Le livre du Pr Pascal Bonnier et du photographe Florian Launette, unique dans sa démarche et dans sa réalisation, en témoigne.
Le premier, chirurgien cancérologue à Marseille, a voulu offrir à ses patientes des témoignages et des photos pour se projeter dans le futur.
Ici, au-delà des techniques, abordées avec sobriété, ce qui compte, c’est “la passion de la vie, la passion de donner de l’espoir”, comme il l’écrit si bien.
Le second, Florian Launette, photographe à La Provence, subjugué par l’alchimie d’une équipe et par l’aura de ces femmes, a su capter avec finesse leurs émotions.
S’effaçant derrière l’objectif pour mieux partager cette aventure humaine, il signe des photos pudiqueset intimes pour un livre qui sonne comme une promesse d’avenir.
Romain Pages Éditions, 212 p., 42 €.

Quarante femmes de 32 à 84 ans ont participé à ce livre pendant plus de deux ans.Leurs témoignages accompagnent leurs photos.
Grâce au soutien des laboratoires AstraZeneca, il a été offert à 1 600 médecins en France et 400 en Europe.

• Simone, 67 ans : “Le cancer était petit”
“Cette histoire, c’était il y a six ans. Le nodule a été découvert par la mammographie de dépistage car, moi, je n’avais rien palpé dans mon sein.
Le cancer a été retiré : il était petit, mais des ganglions étaient déjà malades.
Alors il a fallu faire de la chimiothérapie et des rayons ; puis un traitement contre les hormones. Maintenant j’ai 67 ans.”

• Mireille : “Ma vie continue comme avant. Belle.”
“J’étais régulièrement surveillée car maman et ma tante avaient été atteintes de cancer dusein.
Deux tumeurs sont apparues dans mon sein gauche. L’ablation d’une partie importantede la glande a permis de conserver le sein en retirant les tumeurs.
Le sein droit a subi la même réduction lors de l’opération. Maintenant ? Ma vie continue, comme avant. Belle… dans l’amour de ma famille.”

• Christine, 51 ans : “Tout ceci est loin”
“J’avais 45 ans. La tumeur se cachait derrière l’aréole du sein droit.
L’opération a consisté à enlever la tumeur et l’aréole. Quelques années après, le sein droit a été reconstruit.
Pendant la même opération, le sein gauche a été remonté : ainsi, la symétrie était retrouvée. Maintenant, tout ceci est loin… et je suis loin de tout ceci.”

• Corinne, 42 ans : “Ma vie est un cadeau”
“J’avais 39 ans lorsque j’ai palpé une grosseur dans mon sein gauche. Dans ma famille, plusieurs femmes avaient été touchées.
L’ablation des deux seins a été réalisée : le gauche en raison du cancer, le droit pour éviter qu’un cancer ne s’y développe.
En fait, il était déjà présent, mais tout à fait à ses débuts. Des prothèses en silicone ont été mises en place au moment de l’ablation.
Les aréoles ont été reconstruites par la suite. Je n’ai eu aucun autre traitement.
Maintenant ma vie est devenue le plus beau cadeau de mon existence… Vous ne trouvez pas ?”

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Le témoignage d’Annick

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Michel, mon mari
Sa tumeur a été diagnostiquée le 22/12/04 à la suite d’une crise d’épilépsie. Après une biopsie, le protocole a été décidé. Il a commencé par 33 séances de radiothérapie suivie de 3 cures de Témodal. Le traitement était complété de corticoides, du
Medrol (contre l’oedème) et des anti épiléptiques. Mais nous étions tous confiants. Nous ne savions pas encore la gravité de ce cancer, le Glioblastome, un grade IV. Michel s’est battu. Je pense qu’il a eu tous les effets secondaires. Sa tumeur était située dans la zone frontale gauche, la zone de la parole, qu’il a d’ailleurs perdue peu de temps après au mois de février 05.
Ensuite sa faiblesse musculaire était telle qu’il a fallu passer rapidement
au fauteuil roulant. Puis Michel a abandonné la lutte à partir du mois de
novembre 2005. Ce furent ensuite beaucoup de difficultés et une longue descente aux enfers. Il fallait pallier tous les jours à de nouveaux problèmes, comme l’alimentation, l’hydratation, L’alimentation se faisait par perfusion intra veineuse, l’hydratation par
perfusion sous cutanée et les médicaments administrés par
piqure
s. Il a commencé à avoir un escarre au sacrum car il ne pouvait plus
se lever. Il est tombé dans le coma le 28 décembre pour s’éteindre le lendemain à 12 H 30.
Il me manque terriblement, en ce moment je survis mais je vais me battre
pour mes enfants, mes petits enfants car mon mari les adorait et je le
fais pour lui……..Je leur dis également un grand merci car ils ont
toujours été là pour m’aider moralement.
Merci de m’avoir lu..
Annick

Mon mari Michel est décédé le 29/12/05 après une année de combat

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LE TÉMOIGNAGE DE LYDIA

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Je m’appelle Lydia M., j’ai 36 ans, je suis mariée avec 3 beaux enfants aux doux noms d’Annabelle l’aînée qui a 8 ans, Julie qui a 5 ans et enfin le petit Paul qui a 1 ans. J’occupe un emploi d’infirmière scolaire à mi-temps dans un collège de ma région. Ma maman se prénomme Danièle S. , elle a 56 ans et elle aussi avait trois enfants, Sandrine aujourd’hui 38 ans vit à Chartres en Eure-et-Loir et élève ses deux enfants Esteban 9 ans et Indiana. Puis en second, moi Lydia 36 ans, avec mes enfants, je vis dans Le Loiret à Coudroy prés d’Orléans, et le petit dernier un garçon, Xavier 31 ans vit dans Le Calvados à Alençon. Mes parents sont ensemble depuis 40 ans. Mon papa était préparateur en pharmacie, il a ensuite travaillé pour la Mairie pendant que ma maman après nous avoir gardé a trouvé un travail dans une crèche pendant 15 ans.
Mes parents qui vivaient à Dreux ont décidé il y a trois ans de poursuivre leur retraite au soleil dans le sud à Mandelieu près de Cannes. Ma maman est une personne dynamique, volontaire, toujours bien mise, aimant faire les magasins et un peu de gymnastique. Elle s’occupait d’action caritative au Secours Catholique. Le 4 novembre 2003, mon père m’appelle au téléphone et m’annonce que ma mère est hospitalisée car elle ne peut plus se servir de son bras gauche (elle semble avoir perdu toute sensibilité, n’arrive plus à saisir les choses). On a tout de suite pensé à un accident vasculaire cérébral (AVC) mais après lui avoir fait un IRM, on a découvert que c’était une tumeur.
Elle a été hospitalisé à Nice, une biopsie a été faite et les résultats ont été un diagnostic de glioblastome. Il me faudra une journée pour rencontrer le professeur et apprendre la nouvelle. Cela n’a pas été simple, il a fallu lui tirer les vers du nez pour qu’il me dise exactement ce qu’elle avait. J’ai eu comme un choc car je m’étais entre-temps un peu documentée et je savais que le glioblastome était la forme la plus grave des tumeurs de cerveau. Le médecin n’a pas voulu prendre ses responsabilités et n’a rien dit à ma maman de la gravité de sa maladie. Le cauchemar a commencé lorsqu’il a fallu l’annoncer à ma famille. Mon père a pleuré pendant plusieurs jours. Cela fut un très gros choc pour mon frère et ma sœur qui ne s’attendaient pas à une maladie d’une telle gravité. Heureusement que j’avais appelé tout le ronde dès l’annonce du diagnostic car plus tard je n’aurais pas eu probablement le courage de le faire. Au début on a l’impression que le monde vient de s’arrêter de tourner, on ressent comme une énorme révolte, une immense colère. Non ce n’est pas juste ! Pourquoi ma mère, pourquoi elle ?
Ensuite mon mari a fait des recherches sur Internet et avons découvert le site de l’association Michèle Esnault. Nous avons imprimé des documents sur la maladie et je me suis mise à pleurer car c’était très dur, même insoutenable. Ma mère réagissait avec beaucoup de courage, elle me disait qu’elle était “blindée”. Je lui ai dit qu’il allait falloir se battre,mais au fond de moi je savais que la maladie aurait le dernier mot.
Je voulais lui donner du courage et aussi de l’espoir mais c’était très dur à assumer car nous avions peur d’exprimer aussi nos émotions et donc nos craintes. Elle m’a cependant dit qu’elle avait peur de ne pas revoir ses petits enfants. Le traitement a commencé tout de suite après par une première chimiothérapie. Cela s’est bien passé, elle n’a pas eu de nausée, elle n’était pas trop fatiguée. Je suis retournée la voir 2 semaines plus tard après la chimio et je l’ai trouvée très changée, elle avait perdu ses cheveux,et ne pouvait que très difficilement se servir de son bras gauche, elle dormait énormément. C’était très difficile à accepter de voir ainsi sa maman diminuée, elle d’ordinaire si dynamique. Comme je suis infirmière, habituée à la maladie, j’ai souvent tendance à voir les choses avec plus de réalisme. Je n’étais pas très optimiste. Mais elle a voulu paraître à mes yeux le mieux possible. Elle a aussi demandé à mon père si elle pouvait mourir !
Elle a continué sur une seconde chimio, mais cela s’est moins bien passé que la première fois, elle a eu beaucoup de nausées. Elle était toujours très fatiguée et dormait beaucoup. Elle était très affaiblie, restait couchée et elle a vite perdu toute l’autonomie de son bras. Mon père était découragé.
Elle va commencer 30 séances de kiné. Mon père envisage de prendre désormais un fauteuil roulant pour éviter la fatigue des déplacements. Qu’il est difficile d’accepter cette dure maladie mais je vis avec, c’est tout. L’autre jour j’ai dit à mon mari que si ma maman mourrait, on aura pris ma mère beaucoup trop tôt, mon mari a alors demandé, qui a pris ta mère et j’ai répondu sans réfléchir, c’est la maladie. Les 23, 24 et 25 janvier, 3ème chimio, fatigue importante et nausée. Ma mère a perdu toute autonomie de son bras gauche et de sa jambe gauche. Après sa 3ème chimio pendant laquelle elle est restée hospitalisée, elle est revenue à la maison le dimanche 25 janvier. Le mardi 27 on a dû la réhospitaliser au service Oncologie de Cannes car le bilan sanguin n’était pas bon, les plaquettes basses, une grande fatigue, une envie d’uriner fréquente la nuit. Elle a perdu toute autonomie, ne tient plus debout et on fait tout en fauteuil roulant. Elle a perdu tout appétit. Après son séjour à l’hôpital, elle a été déplacée sur la Clinique Le Méridien à Nice pour une cure de radiothérapie, elle en suivra 16 séances soit trois semaines de soins.
Mais son état se dégrade, la cortisone lui donne un visage, un cou et le ventre gonflés. Elle a beaucoup d’œdèmes à la jambe gauche, ses mains tremblent, elle a mal à la tête, a perdu beaucoup de cheveux avec les rayons, elle ne marche plus car elle n’en a plus la force, on ne peut même plus l’asseoir dans le fauteuil, trop fatigant pour elle. Elle est aussi trop lourde pour ce service inadapté. Elles est de nouveau retransférée au service de cancérologie de l’hôpital de Cannes. A partir du 1er avril, la dégradation devient encore plus importante, elle a perdu une bonne partie de la vision de l’œil gauche et on lui pose une sonde urinaire, elle parle avec difficultés en raison de la paralysie faciale et le kiné ne vient plus en raison de sa fatigue. Pour ses migraines, elle prend de la Lamaline. Elle est très angoissée et parfois manifeste de l’agressivité. Elle mange mixé mais comme elle reste constamment alitée, elle est très constipée. Elle a des escarres au niveau du Sacrum et des talons. Du 16 au 20 avril, pendant cinq jours, elle continuera cependant sa 4ème chimio, on lui donne de la cortisone en perfusion. Je continue à l’appeler tous les jours au téléphone mais cela n’est pas facile car je ne sais pas quoi lui dire et je ne sais pas ce qu’elle peut entendre. Elle semble se rattacher à l’espoir de guérir mais je me demande jusqu’où va aller cette dégradation. Je l’entends pleurer, elle se referme sur elle même mais n’envisage pas la mort que par sous-entendu, un trou noir. J’aimerais en parler mais je ne suis pas sûre que cela la soulagerait. Lorsqu’en mars dernier j’étais venue la voir, elle était déjà très dégradée, le visage enflé, bras et jambes paralysés, je lui avait donné à manger, je m’étais occupée d’elle comme un enfant mais physiquement quel changement.
En partant, dans l’ascenseur j’ai craqué et j’ai pensé que je la reverrais peut-être plus jamais vivante, c’était insurmontable. Je ne peux expliquer cette souffrance qui vous envahit de voir la dégradation physique et morale de sa mère. On se pose la question de savoir si cela sert encore à quelques chose de continuer à souffrir. Psychologiquement j’ai beaucoup changé depuis sa maladie, j’ai l’impression d’avoir vieilli. Lorsque le moment viendra de sa disparition, ce sera très dur mais elle sera libérée de ses souffrances. Mon père partage mes impressions, lui aussi trouve très dur de voir sa femme se dégrader, c’est parfois insupportable. Il retourne voir les endroits où il aimait aller avec elle, il commence à se préparer à son avenir sans elle. Même si ma mère n’a plus la notion du temps, elle est très consciente de tout et aussi hélas de son état. Nous sommes en mai, la maladie s’est déclarée en novembre, cela fait 7 mois maintenant. Elle a quitté l’hôpital des broussailles de Cannes pour une résidence long séjour le centre Isola dans la rue du même nom qui dépend de l’hôpital. L’hôpital de Cannes qui doit être remplacé par un hôpital neuf dans 2 ou 3 ans n’a pas d’unité de soins palliatifs mais une seule unité mobile. Nous n’avions le choix que de l’HAD, ou cette structure. Ma mère est toujours très faible, elle reste couchée dans son lit, même si certains jours on la lève pour le fauteuil, mais il faut l’attacher pour éviter qu’elle ne tombe. Ses jambes sont toujours très gonflées, on lui a posé une sonde urinaire, elle a des traces de sang dans les urines, n’a plus la force de faire certains gestes comme se gratter le nez, décrocher le téléphone, elle parle et se fait comprendre mais elle a de violents maux de tête et vomit souvent. Elle alterne les moments de lucidité avec des moments de désespoir, des obsessions, elle souhaite que ses souffrances cessent, la visite d’un prêtre alors qu’elle n’a que peu pratiqué mais continue à croire malgré l’adversité. Elle est surtout désorientée dans le temps et dans l’espace. Les jours passent ainsi jusqu’à début août où elle connaît des épisodes d’angine de poitrine. Le mercredi 4 août au matin, elle se réveille dans le coma. La journée s’avance, elle ne reprend plus conscience et rend son dernier soupir. Conformément à ses vœux, elle a fait don de ses organes à la science puis a été incinérée et repose désormais au colombarium du cimetière de Nice. Mes parents devaient fêter leur 40 ans de mariage en mars prochain.
Mon père, ma sœur Sandrine, mon frère Xavier et tous ses petits enfants se joignent à moi pour dire à leur maman et grand maman que c’était la plus formidable des mamans et grand-mamans qui se sera battue jusqu’au bout, 9 mois, qu’elle leur manque déjà beaucoup et qu’elle restera éternellement dans leurs pensées. Chacun lui souhaite de reposer désormais en paix et selon le vœu de ses petits enfants qu’elle aille au paradis.
Lydia sa fille.
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Le témoignage de Laurence

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Jeudi 20 février 2003, 13 heures, le téléphone retentit…une voie remplie de détresse, c’est mon père qui m’appelle. Mon père c’est l’Homme, la Référence de la maison qui semble effondré. Il vient d’apprendre l’effroyable nouvelle, ma maman âgée de 56 ans est atteinte d’un mal incurable, un glioblastome. Le diagnostic est sans appel, la tumeur est est inopérable. C’est l’horreur, je me sens défaillir, je me dis que les médecins se sont probablement trompés, que ce n’est pas possible, non, on ne peut pas nous prendre ma maman comme çà aussi rapidement. Elle doit voir grandir ses petits enfants qui n’ont que 4 ans et demi et 5 ans. Elle les a tant attendus, ses petits enfants qu’elle ne peut pas s’en aller maintenant et nous laisser seuls maintenant !… Entre la douleur et la détresse. A la limite du malaise je dois reprendre le dessus et aller rapidement lui rendre visite dans sa chambre à l’hôpital. Je n’ai qu’une seule idée, remuer le ciel et la terre pour la sauver. Je crois que nous avons tout tenté, en quelques jours. Nous avons pris le maximum de renseignements sur la maladie, la chirurgie et ses suites, sur les meilleurs médecins mais où les trouver ? à paris ? aux États-Unis ? Tout va très vite dans ma tête. La famille s’est réunie pour prier, et avec ma sœur nous sommes même allées voir des guérisseurs afin qu’ils travaillent sur sa photo. On nous informe qu’il est possible de transférer ma maman au CHR de Lille. Arrivé à Lille, le miracle se produit, le Professeur qui est aussi responsable du service décide de l’opérer. L’opération doit avoir lieu le vendredi 28 février 2003, elle restera 24 heures en réanimation avec mon père, ma sœur et moi qui attendions tremblants de peur. Nous avons attendu son réveil et appris que 80% de la tumeur avait été retirée. Elle n’avait comme séquelle qu’une réduction du champ visuel. Pour moi, infirmière aide opératoire qui assiste les chirurgiens lors d’interventions en urgence, je me retrouve la petite Laurence, désemparée avec la rage, la culpabilité de ne pouvoir l’aider alors que je m’occupe avec ferveur et passion de patients qui m’arrivent et qui me sont inconnus. Comment puis-je venir en aide à ma maman ? ai-je fait tout ce chemin professionnel pour rien ? Que puis-je faire pour aider ma maman qui a maintenant besoin de soins et que je suis incapable de lui donner ! C’est là qu’il faut réagir, c’est d’Amour dont elle a le plus besoin, et aussi mon papa qui est désemparé. Ma maman est un petit bout de femme d’1m56 qui nous aime tellement qu’elle a décidé de se battre, entourée de l’Amour avec un grand A de cet homme formidable qu’est son mari. Ma Maman a ensuite suivi une radiothérapie elle-même suivie d’une IRM de contrôle qui a montré une petite repousse. Alors de nouveau nous nous sommes battus, elle a commencé la chimiothérapie en septembre, et cela fait 5 mois maintenant. Il est prévu de continuer la chimio jusqu’en avril 2004. Nous avons eu le bonheur de passer Noël et le nouvel an en famille. Alors nous faisons d’énormes bisous à cette femme remarquable qu’est ma maman et je dis “courage à tous”. J’ajouterai un conseil : n’oubliez jamais de dire à celui que vous aimez ” JE T’AIME
A Suivre…..
Laurence
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