Cancer de la prostate, du sein, du côlon… vous avez des cas dans votre famille ? Mais sont-ils génétiques ou héréditaires ? Le point avec Médisite !
Le cancer de la prostate est le premier cancer masculin en France.
Y a t-il une prédisposition génétique au cancer de la prostate ?
Sûrement ! On remarque qu’il s’agit d’un cancer familial dans environ 5% des cas. “On ne connaît pas exactement le ou les gènes concernés”, précise le Dr Olivier Caron, onco-généticien. Par ailleurs, certaines prédispositions au cancer du sein, lorsqu’elles sont portées par des hommes, augmentent légèrement leur risque de cancer de la prostate. Il est donc conseillé aux personnes qui ont des antécédents de cancer de la prostate chez un père ou un frère, de faire des dépistages réguliers dès 40 ans.
Les autres facteurs de risque du cancer de la prostate :
Les facteurs de risques environnementaux du cancer de la prostate sont encore mal connus. Toutefois, la consommation accrue de viande rouge et de charcuterie a été mise en cause par une étude américaine de 2002 . Les hommes qui consomment plus de viande rouge et de charcuterie auraient deux fois plus de risques de cancer de la prostate que ceux qui en consomment moins.
Le surpoids et certains traitements à base d’hormones masculines pourraient également être impliqués de la survenue de ce cancer.
Cancer colorectal : des formes familiales !
Le cancer du côlon et du rectum est le second cancer chez les hommes et le troisième chez les femmes.
Y a t-il une prédisposition génétique au cancer colorectal ? Oui, on en connaît même trois. Elles se traduisent par des maladies familiales et sont à l’origine de 10% des cas de cancer du côlon.
- La polypose adénomateuse familiale est une maladie rare dont les conséquences sont la prolifération de multiples polypes dans le côlon. “Elle provoque un cancer du côlon dans 100% des cas en l’absence de prise en charge adaptée”, précise le Dr Olivier Caron, onco-généticien.
- Le syndrome de Lynch provoque également l’apparition d’un cancer colorectal dans 70% des cas, s’il n’est pas surveillé.
- La polypose due au gène MYH provoque des polypes qui peuvent causer un cancer dans 50-60% des cas.
Les autres facteurs de risques du cancer colorectal :
- Attention à la charcuterie, au fromage, au beurre… Une alimentation mal équilibrée car trop importante en viandes rouges (boeuf, porc) et graisses animales saturées (crème, beurre) pourrait provoquer des cancers colorectaux. “La consommation régulière de viandes grillées, façon barbecue par exemple, serait également en cause”, précise notre spécialiste.
- La consommation d’alcool et de tabac seraient des facteurs mineurs de risque de cancer colorectal. Le risque de cancer du côlon augmente de 9% par verre de vin/jour, d’après un rapport du World Cancer Research Fund de 2007. Ces produits passent par l’intestin. Ils sont toxiques pour ses parois.
Cancer du sein : gare aux antécédents familiaux !
Le cancer du sein est le plus fréquent de tous les cancers en France. Il touche, même dans de très rares cas… les hommes.
Y a t-il une prédisposition génétique au cancer du sein ? Oui, même si elle concerne peu de cas (environ 5%). Toutefois, les femmes qui possèdent une ou plusieurs parentes touchées par une tumeur mammaire présentent plus de risques.
“Il existe 2 gènes qui, lorsqu’ils sont porteurs d’anomalies, augmentent le risque de cancer du sein. Ces anomalies peuvent se transmettre par le père ou la mère”, indique le Dr Olivier Caron, onco-généticien. Cette prédisposition génétique peut être détectée par un test sanguin. Si vous portez un de ces gènes mutants, cela ne veut pas dire que vous allez forcément développer un cancer du sein, mais que vous avez 70% de risques de le faire.
Les porteuses de telles anomalies se voient proposer une prise en charge de surveillance particulière.
Les autres facteurs de risques de cancer du sein : “Ceux qui sont le plus clairement établis sont principalement liés aux hormones, comme le surpoids ou la prise de Traitements Hormonaux substitutifs de la ménopause (THS-THM)”, indique le Dr Olivier Caron, onco-généticien. A noter : Contrairement aux idées reçues, avoir de gros ou petits seins n’est pas un facteur de risque.
Cancer de l’ovaire : important risque génétique !
Y a t-il une prédisposition génétique au cancer de l’ovaire ? Oui, c’est même le cancer pour lequel elle concernerait le plus de cas. Dans 15% des cas environ, la personne touchée possède une parente également touchée. C’est le taux le plus élevé de tous les cancers solides (touchant un organe). Deux sources sont connues :
- La mutation de deux gènes (les mêmes que pour le cancer du sein), qui provoquent ce cancer dans 20 à 30% des cas si l’on possède cette prédisposition.
- Le syndrome de Lynch, une maladie héréditaire qui peut provoquer un cancer de l’ovaire dans certains cas.
Les autres facteurs de risques du cancer de l’ovaire
Ils sont quasiment inconnus. Les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS-THM) seraient en cause, mais ils n’augmenteraient le risque que très légèrement. La pilule contraceptive serait protectrice.

Le Relais pour la vie, qui a débuté la nuit dernière, a pris fin samedi matin au pavillon sportif de l’Université du Québec à Chicoutimi. Près de 1500 marcheurs ont participé à cet événement qui vise à recueillir des fonds pour financer la recherche sur le cancer.