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Les causes de cancer pulmonaire

Cancer du poumon

Le tabagisme est responsable d’environ 90% des cas de cancer pulmonaire.

Le tabagisme

30% des fumeurs à forte consommation de cigarettes courent le risque de développer un cancer pulmonaire (comparé à seulement 1% des non fumeurs).
Des facteurs génétiques influencent également les effets du tabagisme et en conséquence le risque de développer un cancer pulmonaire.

Le tabagisme passif

L’exposition à la fumée de cigarettes dans l’environnement (« tabagisme passif ») augmente le risque de cancer pulmonaire chez les non fumeurs.

D’autres facteurs

D’autres agents (« carcinogènes ») peuvent augmenter le risque de cancer pulmonaire indépendamment ou en association avec le tabagisme (p.ex. l’amiante, les radiations et divers agents toxiques chimiques). Le nombre de cas causés par ces agents est cependant peu élevé comparé au cancer lié au tabagisme.

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Le cancer du poumon lié à des facteurs génétiques

Cancer du poumon

Certains fumeurs ont plus de risques d’avoir un cancer du poumon à cause de leur profil génétique, selon les résultats de plusieurs études publiées dans Nature.

Un consortium de chercheurs internationaux de 19 pays vient de démontrer pour la première fois au monde qu’il existe une prédisposition génétique au cancer du poumon. L’existence de telles variations individuelles était suspectée depuis plus de quarante ans, mais l’on avait jamais jusqu’ici réussi à la mettre en évidence. Trois équipes différentes parmi lesquelles des Français publient leurs travaux concordants dans les revues scientifiques Nature et Nature Genetics.

Certes, on sait bien que la fumée du tabac est l’immense pourvoyeuse de ces tumeurs malignes avec plus de 25 000 nouveaux cas chaque année, rien que dans notre pays. Une maladie particulièrement meurtrière avec 18 000 décès par an et seulement 15 % de survie à cinq ans, car cette affection est diagnostiquée souvent beaucoup trop tard. Mais le fait de pointer une telle prédisposition génétique montre que nous sommes inégaux face au risque, même s’il ne faut surtout pas relâcher les mesures de prévention vis-à-vis du tabac.

Pour obtenir un tel résultat (similaire à celui des autres équipes), les chercheurs du consortium français Fondation Jean Dausset, centre d’études du polymorphisme humain à Paris, centre national de génotypage à Évry (intégré au CEA) et Agence internationale sur le cancer à Lyon , ont analysé près de 300 000 variations génétiques réparties sur l’ensemble des chromosomes de plus de dix mille personnes d’origine européenne dont la moitié avait un cancer bronchique. Un travail de titan facilité par les nouvelles techniques de séquençage dix mille fois plus efficaces que celles qui ont permis de séquencer le premier génome humain il y a six ans. Ils ont finalement identifié une région de petite taille sur le chromosome 15 au niveau de laquelle se trouvent des variations récurrentes associées à ce cancer.

Au final, d’après ces éléments, le risque d’avoir un cancer du poumon est pratiquement deux fois supérieur chez ceux qui hébergent certaines variations sur les deux copies du chromosome 15 par rapport à ceux qui ne les ont pas. «En pratique, alors que le risque pour un fumeur invétéré d’être atteint d’une tumeur maligne au poumon est de 16 %, il passe à 23 % s’il est porteur de variations sur les deux copies, ce qui est loin d’être négligeable», résume le Pr Dominique Maraninchi, le président de l’Institut national du cancer (Inca) qui a financé les travaux français. «Chez un fumeur repenti, alors que la possibilité d’être victime d’un tel cancer est encore de 8 %, cette éventualité passe à 15 % s’il héberge ces variations sur les deux copies. Ce variant augmente donc à lui tout seul le risque, c’est indéniable.» Pour les non-fumeurs, les choses sont moins claires.

«Développer et améliorer les traitements»

 

Les gènes situés dans cette zone du chromosome 15 codent pour des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine. Or ceux-ci jouent aussi un rôle essentiel dans la dépendance au tabac et sont présents dans l’épithélium des bronches. Les résultats des chercheurs montrent qu’au-delà de leur rôle dans l’addiction à la fumée du tabac, ces récepteurs interviendraient également dans la survenue des cancers. Mais y a t-il un lien entre l’existence de tels récepteurs et l’addiction au tabac ? «À ce jour on ne peut pas le dire», répond Pierre Legrain, directeur des sciences du vivant au commissariat à l’énergie atomique. Car il existe des dizaines voire des centaines de récepteurs nicotiniques. «Il est connu que certains d’entre eux ont à voir avec l’addiction, mais il n’a pas été démontré que ce variant là ait une cause biologique liée à l’addiction. En bref, on peut dire que sur le plan génétique ce marqueur est très puissant, mais qu’au niveau biologique on est encore dans le flou.» «Les mécanismes biologiques liés à ces variations génétiques prédisposant au cancer restent à être complètement élucidés», souligne Mark Lathrop, l’un des coauteurs de la publication, directeur du centre national de génotypage du CEA et de la Fondation Jean Dausset.

En revanche une chose est sûre pour Paul Brennan (Agence internationale sur le cancer à Lyon, du CIRC), autre coauteur, «ces résultats nous aideront à appréhender les mécanismes impliqués dans le développement de la maladie et pourraient ouvrir de nouvelles voies pour développer et améliorer les traitements». Par exemple en bloquant certains de ces récepteurs à la nicotine.

Mais ce chercheur reste en même temps très pragmatique. «Il faut insister sur l’importance d’arrêter le tabagisme. Car même les fumeurs qui ne portent pas ces variations génétiques ont un risque important de développer un cancer du poumon ou une autre maladie liée au tabac, à commencer par d’autres cancers.» Certes, cette étude montre que nous ne sommes pas égaux devant les risques. «Mais en matière de cancer du poumon, le tabac joue un rôle majeur alors que la génétique intervient sur un mode mineur», conclut avec force le Pr Maraninchi.

Le tabac reste le facteur de risque majeur des tumeurs pulmonaires

Les prédispositions génétiques au cancer n’atténuent pas l’importance de la cigarette dans cette maladie.

La mise en évidence d’une prédisposition génétique au cancer du poumon ne doit pas occulter le rôle central du tabac dans la genèse du cancer du poumon. Car les facteurs génétiques mis en cause ne permettent pas à eux seuls de rendre compte de l’épidémie de cancer du poumon observée partout dans le monde et qui reste liée avant tout à la consommation de tabac. Avant la diffusion de masse des cigarettes à partir des années 1950, les cas de cancer du poumon étaient rares en France. Ce qui a changé depuis, ce ne sont pas les caractéristiques génétiques des individus, mais les comportements. Bientôt vont fleurir sur Internet des tests proposant aux fumeurs d’évaluer leur risque d’avoir un cancer du poumon. Ils doivent savoir que même s’ils ne sont pas dotés des mauvais gènes de prédisposition, ils ne sont pas protégés pour autant et le seul fait de fumer leur octroie un risque de 16 % d’être frappés par cette maladie, contre 0,5 % pour les non-fumeurs. De plus, le tabagisme est responsable de bien d’autres maux, cancer de la bouche, des voies aéro-digestives supérieures, de la vessie et du rein, maladies cardio-vasculaires, respiratoires. Des chercheurs britanniques ont calculé qu’un fumeur régulier sur deux décédera à cause du tabac. La mise en évidence de prédispositions génétiques ne ternira donc en rien la lutte contre le tabagisme.

Les Britanniques ont toujours été très en pointe à la fois dans le développement commercial des cigarettes, dans la mise en évidence de leurs effets nocifs, et enfin dans l’organisation d’une politique publique antitabac.

Neuf cancers du poumon sur dix sont dus au tabac

C’est à la fin des années 1920 que le cancer du poumon commence à augmenter en Grande-Bretagne. Dans le courant des années 1940, Richard Doll, un jeune chercheur, se penche sur ce phénomène étrange et émet d’abord l’hypothèse que les gaz d’échappement des voitures, en pleine expansion elles aussi, sont en cause. En 1951, après avoir longuement interrogé 600 personnes atteintes d’un cancer du poumon, il publie la première enquête accusant le tabac. Une deuxième étude portant sur 40 000 médecins anglais confirme en 1954 le rôle majeur du tabac dans le cancer du poumon. À cette époque, près de 80 % des adultes anglais fument. Ces 40 000 médecins ont été suivis jusqu’en 2001 par Richard Doll, ce qui a permis de mesurer avec précision tous les effets à long terme du tabac.

Cette enquête épidémiologique exceptionnelle a non seulement eu un rôle central pour découvrir les méfaits du tabac, mais aussi dans la lutte antitabac, puisque, en impliquant le corps médical, Richard Doll a réussi à le sensibiliser de manière très forte à cette question.

Actuellement, en France, neuf cancers du poumon sur dix sont dus au tabac. Les cancers observés dans une population sont liés à l’usage du tabac dans cette même population avec un décalage de vingt ans. Mais il ne faut pas désespérer : l’arrêt du tabac à tout âge réduit le risque de cancer, même si le plus tôt est le mieux.

 

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Cancer du poumon: Mesures préventives de base

Cancer du poumon
       
  1. Le cancer du poumon est un type de cancer pour lequel les chances de guérison sont faibles. Il existe par contre plusieurs moyens de le prévenir.
  2. Peu importe l’âge et les habitudes de tabagisme, cesser de fumer réduit le risque d’être atteint de cancer du poumon et d’une foule d’autres maladies2.
  3. Cinq ans après avoir cessé de fumer, le risque de cancer du poumon diminue de moitié. Dix à quinze ans après la cessation, le risque rejoint presque celui des personnes qui n’ont jamais fumé2.
Principale mesure préventive
Le moyen préventif le plus efficace est sans aucun doute de ne pas commencer à fumer ou d’arrêter de fumer. Réduire sa consommation permet aussi de réduire le risque de cancer du poumon.
Autres mesures
Éviter la fumée secondaire.
Éviter de s’exposer à des substances cancérogènes en milieu de travail. Si vous devez manipuler de tels produits, respectez les mesures de précaution propres à chaque produit. Attention de ne pas ramener vos vêtements de travail à la maison.
Avoir une saine alimentation, qui inclut de cinq à dix portions de fruits et de légumes par jour. Une diète riche en fruits et en légumes réduit le risque de cancer du poumon de 20 % à 30 %, même chez les fumeurs, d’après un rapport de l’American Institute for Cancer Research26. Il semble que les personnes à risque doivent porter une attention particulière aux fruits et aux légumes riches en bêta-carotène. En consommer en moyenne sept portions par semaine réduirait le risque de cancer du poumon de moitié21. Cependant, les fumeurs devraient éviter de consommer des suppléments de bêta-carotène12-15. Voir la section Approches non recommandées.
Par ailleurs, des études épidémiologiques indiquent que les crucifères (les choux de toutes sortes, le cresson, les navets, les radis, etc.) exercent un effet préventif contre le cancer du poumon, en raison des isothiocyanates qu’ils contiennent13. Lors des études, la réduction du risque variait de 35 % à 70 %, selon le métabolisme des sujets (ceux qui, de par leur génétique, éliminent lentement les isothiocyanates en tiraient plus de bénéfices)13,27-29.
Éviter l’exposition à l’amiante. Vérifiez si les isolants sont à l’amiante avant d’amorcer des rénovations. Si c’est le cas et que vous souhaitez les enlever, il vaut mieux demander à un professionnel de le faire. On risque sinon de s’y exposer inutilement.
Mesurer la teneur en radon de l’air dans sa maison. Cette mesure peut être indiquée si votre localité se trouve dans l’une des zones où les concentrations de radon sont élevées. On peut tester le taux de radon à l’intérieur de la maison à l’aide d’un appareil conçu à cet effet, ou encore en faisant appel à un service privé. La concentration de radon dans l’air extérieur varie de 5 à 15 Bq/m3. La concentration moyenne en radon dans l’air intérieur varie beaucoup d’un pays à l’autre. Au Canada, elle fluctue de 30 à 100 Bq/m3. Les autorités recommandent aux particuliers de prendre les mesures pour corriger la concentration de radon lorsque celle-ci dépasse 800 Bq/m3.36,37 Voir Sites d’intérêt (dans Documents associés) pour connaître les concentrations de radon selon les différentes zones géographiques d’Amérique du Nord.
Voici quelques mesures qui permettent de réduire l’exposition au radon dans les maisons à risque30 :
- améliorer l’aération;
- ne pas laisser de planchers en terre battue dans les sous-sols;
- rénover les vieux planchers du sous-sol;
- sceller les fissures et les ouvertures dans les murs et les planchers.
Mesures de dépistage
Le dépistage précoce du cancer du poumon chez les personnes qui n’ont pas de symptômes, mais qui sont à risque, n’est pas recommandé. À l’heure actuelle, les experts estiment que la médecine ne dispose d’aucune méthode de dépistage sécuritaire et fiable chez ces personnes21,22. En effet, les études démontrent que le dépistage annuel par des radiographies thoraciques aux rayons X ou par la recherche de cellules cancéreuses dans les crachats des fumeurs ne permet pas de prolonger la vie ou d’augmenter les possibilités de guérison. Des recherches portent actuellement sur des méthodes d’imagerie plus sensibles, qui permettraient de détecter les tumeurs à un stade encore plus précoce.
Une recherche préliminaire, menée en 2006 par des chercheurs californiens, concluait que des chiens entraînés parviennent à détecter un cancer du poumon avec un taux de réussite de 99 %, simplement en reniflant l’haleine39. Les auteurs de l’étude tentent maintenant d’identifier les substances chimiques dans l’haleine qui révèlent la présence d’un cancer.
Mesures pour prévenir l’aggravation et les complications
  • En cas de doute face à des symptômes de cancer du poumon (une toux de fumeur qui persiste, par exemple), vous devriez consulter un médecin sans attendre. Un diagnostic posé tôt augmente l’efficacité des traitements.
  • Cesser de fumer une fois que l’on se sait atteint de cancer du poumon permet d’améliorer sa capacité à tolérer le traitement et réduit le risque d’infection pulmonaire.
  • Certains traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie ont pour but de prévenir la formation de métastases. Ils sont surtout utilisés en cas de cancer à petites cellules.
Traitements médicaux
Le traitement dépend de plusieurs facteurs : la forme de cancer (à petites cellules ou non), le degré d’avancement ou le « stade » du cancer, l’état de santé de la personne, et évidemment, ce que souhaite la personne atteinte.
Le médecin et le patient peuvent considérer que les effets secondaires des traitements dépassent les bénéfices. Il est alors possible d’opter pour des soins palliatifs, qui vont soulager sans pour autant traiter la maladie.
Les résultats d’une étude préliminaire32 laissent croire que le taux de survie après une chirurgie est plus élevé l’été, en raison de l’ensoleillement. Le soleil fait en sorte que le corps produit plus de vitamine D. Voir notre nouvelle sur le sujet.
Cancer à petites cellules
On propose habituellement une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie. Ce type de cancer répond très bien à la chimiothérapie, mais les rechutes sont malheureusement fréquentes. Les traitements permettent de réduire la taille du cancer, de ralentir sa croissance tout en prévenant les métastases. Ils durent en général quelques semaines ou quelques mois, avec des arrêts pour permettre au corps de récupérer.
En cas de métastases, la radiothérapie sera administrée à l’endroit où elles sont logées.
La chirurgie est rarement utilisée pour traiter le cancer du poumon à petites cellules.
Cancer non à petites cellules
On a recours à la chirurgie lorsque la tumeur est localisée et peut être retirée de façon sécuritaire. Le chirurgien fera l’ablation d’une petite partie du poumon (résection cunéiforme périphérique), soit un lobe entier (lobectomie), soit un poumon en entier. Cela ne nécessite que quelques jours d’hospitalisation, mais la récupération peut prendre plusieurs mois. Au besoin, un programme de réadaptation peut aider à ce que le patient retrouve l’amplitude de mouvement dans le thorax et le bras et sa pleine capacité respiratoire. Avec le temps et grâce aux exercices de respiration, le tissu pulmonaire en place prend de l’expansion et le souffle s’améliore.
Parfois, on combine la radiothérapie ou la chimiothérapie à la chirurgie afin de prévenir une rechute.
Chez les personnes qui reçoivent le diagnostic de cancer à un stade avancé, il est souvent trop tard pour que la tumeur soit retirée par chirurgie. Le médecin propose alors la chimiothérapie ou la radiothérapie afin de ralentir la croissance du cancer. Ces traitements peuvent prolonger la vie. Ils provoquent cependant des effets indésirables. Pour plus de détails, consultez la fiche Cancer – vue d’ensemble.
Des médicaments expérimentaux peuvent aussi être utilisés pour ralentir la progression de la tumeur.
Des conseils pour mieux gérer les effets indésirables des traitements
  • Tenter de conserver une bonne alimentation malgré la perte d’appétit et les effets indésirables des traitements. Les conseils d’un nutritionniste peuvent être fort utiles.
  • Se maintenir actif le plus possible.
  • Veiller à dormir suffisamment.
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Cancer du poumon

Cancer du poumon

Le cancer du poumon est une maladie causée par le développement désordonné de cellules anormales dans les poumons. Ces cellules anormales, dites cancéreuses, n’accomplissent plus les fonctions de cellules normales. Au contraire, elles se multiplient et détruisent les tissus sains du poumon.

1 Les cellules de la paroi bronchique se multiplient de façon désordonnée. Une tumeur se développe.

2 Les cellules cancéreuses se propagent.

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