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4e Conférence canadienne sur la recherche en cancer ovarien

Cancer de l'ovaire, Research news recherche

MONTREAL, le 2 mai /CNW Telbec/ – Cancer gynécologique le plus grave, le
cancer des ovaires est le sujet de la 4e Conférence canadienne sur la
recherche en cancer ovarien, présentée à Montréal du 4 au 7 mai 2008 par
l’Institut du cancer de Montréal, affilié au Centre hospitalier de
l’Université de Montréal (CHUM) et au Centre de recherche du CHUM.
    Le cancer de l’ovaire est diagnostiqué chez près de 2 600 canadiennes
annuellement. Parmi celles-ci, plus de la moitié en décèdent car le cancer de
l’ovaire peut se développer sans qu’aucun signe ou symptôme propre à cette
maladie ne se manifeste. Les symptômes souvent associés au cancer des ovaires
sont généralement vagues et peuvent être facilement confondus avec ceux de
troubles plus courants. Les défis sont de taille mais la communauté
scientifique a pour objectifs de mieux cerner et vaincre cette forme de
cancer. D’ailleurs, tel qu’indiqué par le thème de la conférence Sur les ailes
de la promesse, cette mobilisation vise à donner espoir aux personnes dont la
vie est affectée par le cancer des ovaires.
    “S’il est dépisté et traité à un stade précoce, le taux de survie du
cancer des ovaires atteint 90 %”, souligne la Dre Anne-Marie Mes-Masson,
oncologiste moléculaire, chercheure au Centre hospitalier de l’Université de
Montréal, professeure à l’Université de Montréal, directrice de l’Institut du
cancer de Montréal et co-présidente et organisatrice de la conférence. “Pour
cette raison, les communautés scientifique et médicale doivent continuer de
travailler en étroite collaboration pour assurer la poursuite de la recherche
et le développement des connaissances sur cette maladie foudroyante”.
    La Conférence canadienne sur la recherche en cancer ovarien réunit cette
année à Montréal près de 150 chercheurs et cliniciens parmi les plus actifs
dans le domaine. L’événement est réservé aux chercheurs et cliniciens invités
qui présenteront les dernières avancées en recherche fondamentale,
translationnelle, clinique, épidémiologique et psychosociale lors de ces
quatre journées de conférences. “Les perspectives d’avenir pour vaincre un
jour le cancer de l’ovaire sont multiples, notamment en ce qui concerne les
pistes de prévention, du dépistage précoce de la maladie, et de la prise en
charge des patientes par l’administration de nouveaux traitements”, ajoute la
Dre Diane Provencher, chef du Service de gynécologie oncologique au Centre
hospitalier de l’Université de Montréal, professeure à l’Université de
Montréal, et co-présidente et organisatrice de l’événement. La conférence est
sous le patronage d’honneur de Cancer de l’ovaire Canada et de Mme Elisabeth
Ross, présidente directrice général de l’organisme, co-présidente honoraire de
la conférence.
    La conférence est réservée aux chercheurs et cliniciens invités. Les
médias sont cependant conviés à la présentation Decreasing Risk of Ovarian
Cancer – What We Know and What We Need de Mme Susan E. Hankinson, ScD,
professeure associée au Département d’épidémiologie de l’Université Harvard,
qui aura lieu dimanche le 4 mai de 15h30 à 16h45, à l’Hôtel Delta,
475, av. Président-Kennedy.
    La quatrième édition de la conférence reçoit le soutien des organismes
suivants : le Centre hospitalier de l’Université de Montréal et le service de
chirurgie gynécologique oncologique, Amgen, Cancer de l’ovaire Canada, Delta
Montréal, la Fondation Terry Fox, l’Institut national du cancer du Canada,
l’Institut du cancer des Instituts de recherche en santé du Canada, Montreal
Ovarian Initiative (MOI), OvCare British Columbia, Pfizer Oncologie, Fonds de
la recherche en santé du Québec, Schering-Plough, la Société des gynécologues
oncologues du Canada et Toronto Ovarian Cancer Research Network.

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Ovaires : les ruses du cancer pour résister à la chimiothérapie

Cancer de l'ovaire, Research news recherche

 PARIS, 10 fév 2008 (AFP) – Une étude réalisée par des chercheurs américains révèle pourquoi certains patients souffrant de cancers de l’ovaire deviennent au fil du traitement résistants à la chimiothérapie à base de platine, selon la revue britannique Nature.

Les gènes BRCA1 et BRCA2, qui ont capacité à réparer l’ADN -en protégeant les cellules d’agents agressifs, notamment cancerogènes- peuvent eux-mêmes prédisposer aux cancers du sein et de l’ovaire, en cas de mutation génétique. De telles “erreurs” génétiques sont à l’origine d’environ 10% des cancers de l’ovaire, selon les auteurs.

Ainsi, si les tumeurs de l’ovaire répondent initialement très bien à la chimiothérapie à base de platine, 70 à 80% des personnes traitées finissent par développer une résistance à ces médications, selon l’étude réalisée par les chercheurs du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, à Seattle (Washington, nord-ouest).

De fait, selon l’équipe de Toshiyasu Taniguchi, lorsqu’elles sont exposées au cisplatine, certaines cellules du cancer de l’ovaire développent des mutations secondaires du gène BRCA2, qui lui redonnent ses capacités à réparer l’ADN et permettent ainsi à la tumeur de devenir résistante aux attaques de la chimiothérapie.

Elizabeth Swisher, directrice du programme de prévention du cancer du sein et de l’ovaire à l’université de Washington, a qualifié de “jamais vu” ce mécanisme de résistance à la chimiothérapie. Selon elle, il pourrait aider à “trouver de nouveaux moyens de redonner à des tumeurs leur sensibilité à la chimiothérapie”.

Les chercheurs espèrent pouvoir expliquer, grâce à cette découverte, la résistance aux traitements de nombre de cancers, dont ceux du sein, de la prostate et du pancréas.

Nature publie parallèlement les travaux de l’équipe du professeur Alan Ashworth (Institute of Cancer Research, Londres) sur le cancer du sein et le gène altéré BRCA2, qui décrivent également ce mécanisme d’adaptation (restauration des capacités de réparation de l’ADN) des cellules cancéreuses pour survivre à la chimiothérapie.

Environ 5% de tous les cancers du sein sont dus à des anomalies génétiques héréditaires prédisposant à la maladie, selon cette équipe.

Cette découverte “devrait aider à trouver des moyens de contrecarrer ce problème de résistance”, estime le Pr Ashworth, qui souligne que “la résistance aux médications est un problème commun à tous les types de cancer”.

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Qu’est-ce que CA 125

Cancer de l'ovaire

CA125 est un anticorps monoclonal produit chez la souris et dirigé contre une lignée cellulaire de carcinome de l’ovaire dérivée d’une patiente porteuse d’un cystadénocarcinome séreux (1). Cet anticorps reconnaît un épitope d’une molécule nommée antigène carcinologique 125 (CA 125) qui, malgré N’importants efforts pour la caractériser biochimiquement demeure inconnue. En 1984, un kit de dosage immunoradiométrique a été commercialisé (2) et, en conséquence, cet anticorps a vu sa distribution augmenter. Il est maintenant produit par diverses sociétés (Centocor, Cis, Abbot, Amersham). Cela a permis à plusieurs études cliniques d’être publiées. L’information qui en résulte est que 80­95% des patientes présentant un cancer de l’ovaire cliniquement apparent développent des taux sériques élevés en CA 125 (supérieurs à 35 U/ml). Ceci a été, et demeure encore, un excellent résultat d’une maladie maligne spécifique par un marqueur tumoral. Le lecteur désireux d’une vue de synthèse sur ces études cliniques est invité à consulter l’excellente revue publiée par Jacobs et Bast (3).
Il est actuellement largement accepté que le CA 125 est un très bon marqueur des cancers de l’ovaire mais comme tous les autres, marqueurs cancéreux il ne possède pas de valeur diagnostique. En d’autres termes, les dosages de CA 125, réalisés chez des patientes asymptomatiques ou chez des patientes ayant la sensation d’une masse abdominale, sont inutiles et ne fourniront pas au clinicien le diagnostic de cancer de l’ovaire. La raison en est que le taux de CA 125 est également augmenté dans plusieurs autres conditions physiologiques ou pathologiques: au cours des règles (4­5), en début de grossesse (6­7), chez les femmes porteuses d’endométriose (8­9), dans le cancer de l’endomètre (10), dans les syndromes infectieux pelviens (I l), chez les patientes porteuses de fibromes utérins (12), ainsi que dans plusieurs affections bénignes ou malignes (3). Cette liste exhaustive des conditions où les taux de CA 125 sont élevés démontre à l’évidence que les dosages de ce marqueur ne peuvent être utilisés que lorsqu’un diagnostic clinique de cancer de l’ovaire a été établi.
Le fait que des taux faibles mais détectables du CA 125 sont présents dans des conditions physiologiques nous a invité, ainsi que d’autres équipes, à chercher la source du CA125 chez les femmes normales.

La distribution du CA 125

Dans leur étude immunohistochimique originale, Kabawat et con (13) ont démontré que le CA125 est localisé au niveau de l’amnios et de ses dérivés épithéliaux cœlomiques fœtaux comme l’épithélium mullerien, le péritoine, la plèvre et le péricarde. Parmi les tissus adultes, les tissus immunoréactifs au CA 125 sont 1′épithélium des trompes, de l’endomètre et du col utérin. Il a été également détecté dans la plèvre, le péritoine et le péricarde. De façon surprenante, le CA125 n’a pas été détecté dans l’épithelium de surface des ovaires. Cependant, des publications ultérieures ont indiqué que le CA 125 s’exprime dans l’épithélium ovarien normal ainsi que dans l’épithélium du pancréas, du colon, de la vésicule biliaire, de l’estomac, des poumons et des reins (14­15). Chez la femme enceinte, le CA125 est localisé dans la caduque et dans l’épithélium amniotique mais pas dans le placenta (16). Finalement, le CA125 est aussi reconnu comme étant un composant commun de la glaire cervicale normale (17). L’ensemble des résultats de ces études immunohistochimiques indique que le CA 125 est un antigène exprimé essentiellement par l’épithélium de couverture des cavités du corps humain.

A propos de l’origine du CA 125 chez la femme enceinte

Comme cela est montré dans le Tableau 1, les taux les plus élevés de CA125 observés chez des patientes normales sont atteints pendant le début de la grossesse. Les taux tissulaires les plus élevés (tissus non malins) sont retrouvés dans la caduque, à cette même période. Cette observation a amené Jacobs et collaborateurs (18) à suggérer qu’au cours de la grossesse, le CA 125 circulant pourrait être d’origine déciduale. Sachant que les taux dans le liquide amniotique sont 2 à 3 fois plus élevés que dans le sérum (19,20) et que les cellules amniotiques sécrètent in vitro du CA125 (21), on ne peut exclure qu’une certaine quantité du CA125 amniotique gagne la circulation périphérique, bien que cela semble improbable si l’on considère sa masse moléculaire (> 700 KDa). Nous avons donc tendance à croire que le CA125 circulant serait d’origine déciduale et que celui présent dans le liquide amniotique serait produit par l’amnios. Il y a cependant une exception notable à ce schéma. Dans les grossesses extra-utérines, nous avons observé des différences significatives au niveau des taux sériques maternels de CA125 entre les grossesses extra-utérines rompues et les grossesses extra-utérines non rompues (7). A chaque fois que des signes cliniques d’irritation péritonéale sont présents en début de grossesse (hyperstimulation, hydrosalpinx, salpingite ou grossesse extra­utérine rompue), les taux de CA125 sont fortement augmentés. Dans ces conditions pathologiques, nous pensons que le CA 125 originaire du péritoine contribue de façon significative aux taux circulants en cet antigène.

A propos de l’origine du CA 125 chez la femme non enceinte

L’ovaire

Trois publications suggèrent une origine ovarienne pour le CA125. Jager et coll. (22) ont observé une élévation du CA125 concomitante à l’augmentation du diamètre folliculaire et de la sécrétion de l’œstradiol, chez 6 femmes normales sur 13, ayant été soumises à des prises de sang quotidiennes. Zwecrs et coll. (23) ont mesuré le CA125 chez différents groupes de femmes: des femmes ayant des cycles normaux, des femmes ayant des cycles supprimés par l’administration d’une pilule et d’autres ayant des cycles stimulés en vue d’insémination intra­utérine ou ponction ovocytaire.
Dans les deux premiers groupes, aucun changement dans les taux de CA 125 est observé entre la première et la deuxième partie du cycle. Cependant, chez les patientes ayant des cycles stimulés, les concentrations du CA 125 observées pendant la phase lutéale sont plus élevées que celles observées pendant la phase folliculaire. Cette augmentation n’est pas dûe à la cœlioscopie elle­même comme cela a pu être démontré par l’observation du comportement de cet antigène chez des patientes ayant eu une cœlioscopie opératoire. En effet, chez ces patientes les taux du CA 125 ne sont pas plus élevés 7 à 10 jours après la cœlioscopie qu’avant celle­ci. Les auteurs concluent que, pendant la phase lutéale des cycles stimulés, l’augmentation des taux du CA 125 est aussi bien d’origine lutéale qu’endométriale. Enfin, des taux du CA 125 ont été retrouvés en quantité mesurable dans le liquide folliculaire et sont plus élevés lorsque l’ovocyte présent est comparé aux cas où il n’a pas pu être retrouvé (24).
A l’opposé de ces études, Lanzone et coll. (25) et Lehtovirta et coll. (26) n’ont pas trouvé de corrélation entre les concentrations en stéroides ovariens et les taux du CA 125 dans des différentes conditions physiologiques. Ces résultats plaident donc contre une origine ovarienne du CA 125. Nos propres résultats démontrent que les taux n’augmentent pas au cours de la stimulation ovarienne (en comparaison aux cycles normaux). Cependant, dès que la cœlioscopie est effectuée, les concentrations du CA 125 augmentent de façon importante. Par ailleurs, chez 10 femmes pré­ménopausées et 14 femme ménopausées, nous n’avons pas observé de différence dans la concentration en CA 12 entre le sang périphérique, le sang original re de l’ovaire en activité (œstradiol et/o, progestérone élevés) et celui originaire d, l’ovaire inactif (Bischof, observations non publiées). En l’absence d’un gradient de concentration entre les ovaires et la périphérie et en tenant compte des effets de I cœlioscopie observés, nous pouvons conclure que, dans des conditions normales l’ovaire ne secrète pas du CA 125 dans I circulation, et que les interventions sur I paroi abdominale (cœlioscopie) font augmenter de façon vive et transitoire (5­6 jours) les taux du CA 125 circulants.

L’endomètre

Il est largement admis que la caduque est une source du CA 125 (voir précédemment). Il n’est cependant pas encore élucidé si l’endomètre normal produit du CA 125 et si cette production contribue de façon significative au niveau du CA 125 circulants.
Des taux relativement élevés du CA 125 ont été mesurés dans l’endomètre ectopique non décidualisé (18­19). En contrepartie, le CA 125 n’a pas été détecté dans les implants endométriaux ectopiques chez des femmes porteuses d’endométriose (27), en dépit de taux sériques pourtant élevés. Pour se faire une idée sur une possible origine endométriale du CA 125, nous avons entrepris des études de cultures in vitro d’explants et de cellules endométtiales primaires (28­29­30). Les explants de caduque sécrètent de fortes quantités du CA 125 lorsqu’ils sont cultivés in vitro. En présence de cycloheximide, un inhibiteur de la synthèse des protéines, la sécrétion du CA 125 est significativement inhibée (28­29), ce qui démontre que la caduque est capable de produire du CA 125. Les cellules du stroma de l’endomètre, lorsqu’elles sont cultivées isolément des cellules glandulaires, sécrètent également du CA 125 mais en concentration quatre à dix fois inférieure aux cellules glandulaires seules (30). Cette faible sécrétion pourrait fort bien provenir de la contamination des cellules stromales par les cellules épithéliales, contamination qui a été estimée à environ 5%. La production de CA 125 par les cellules endométriales est inhibée par l’acétate de médroxyprogestérone et cette inhibition peut être levée par la co­incubation avec l’anti­progestéronique RU 486 (28). Ces études in vitro ont été comparées aux données immunohistochimiques. Il a été montré que le CA 125 est localisé dans la région infranucléaire des cellules épithéliales pendant la phase proliférative et proche de la bordure luminale apicale pendant la phase sécrétoire. Aucun marquage des cellules stromales n’a été observé.

Les résultats de ces études in vitro nous amènent à conclure que le CA 125 est en fait un produit de l’endomètre et que sa sécrétion est exocrine dans la cavité utérine. Afin de vérifier in vive cette théorie, nous avons collecté des aspirations endométriales (lavages par jets de la cavité utérine) pour doser le CA 125. Les taux de CA 125 sont élevés et on observe une augmentation significative de ces taux entre les phases prolifératives et sécrétoires (30), indiquant que in vive également l’épithélium de l’endomètre, excrète du CA 125. Ces expériences, considérées dans leur ensemble, démontrent que l’endomètre humain produit et sécrète du CA 125, et que cette sécrétion est régulée par les hormones ovariennes. C’est à cette conclusion qu’ont également abouti d’autres auteurs en utilisant des cultures d’explants endométriaux (31).
S’il semble donc évident que l’endomètre produit effectivement du CA 125, sa contribution aux taux circulants du CA 125 reste inconnue. Pour répondre à cette interrogation nous avons mesuré le CA 125 chez un groupe de femmes présentant des fibromes utérins ayant subi une hystérectomie ou un traitement avec des analogues du GnRH (12).
Nous avons observé qu’environ un tiers des femmes porteuses de fibromes utérins présentent alors des taux circulants élevés du CA 125 et que l’ablation l’utérus ou le traitement par GnRH diminuent significativement les concentrations périphériques de CA I 25 à des taux en dessous de ceux observés chez des femmes normales. L’origine de l’augmentation des taux de CA 125 chez les patientes porteuses de fibromes utérins est sujet à spéculation. L’utérus ne contribue probablement que de façon partielle aux taux circulants de CA 125, puisqu’après l’hystérectomie les taux périphériques sont à peine plus bas qu’au cours d’un cycle normal. Cependant, puisque ces taux sont encore mesurables après hystérectomie, une contribution d’une autre source doit être envisagée.

Le péritoine

Il existe des preuves indirectes suggérant que le péritoine est probablement une source importante de CA 125. Comme le montre la figure 2, les interventions sur la paroi abdominale (cœlioscopie) augmentent la concentration en CA 125 de façon tout à fait importante. Chez les femmes enceintes, le CA 125 est fortement augmenté lorsque des signes cliniques d’irritation péritonéale tels les hydrosalpinx, les grossesses extra­utérines rompues et les hyperstimulations ovariennes sont observés (7). Chez les femmes non enceintes les syndromes infectieux pelviens peuvent également faire augmenter le taux de CA 125 (32). Comme Kabawat et coll. (13) ont clairement montré que le CA 125 est localisé dans les cellules mésothéliales du péritoine, nous considérons que le péritoine est probablement la source principale de CA 125. Si cela est vrai, alors les distensions mécaniques du péritoine causées par la présence de fibromes utérins, d’irritation péritonéale ou par chirurgie sur la paroi abdominale représentent des inducteurs non spécifiques de la sécrétion de CA 125. Cette hypothèse est actuellement étudiée dans notre laboratoire.

Conclusion

Nous espérons que cette brève revue des connaissances actuelles sur l’origine du CA 125 aidera le clinicien à prescrire et à interpréter un dosage sanguin de CA 125. Le CA 125 étant produit par les épithéliums normaux et non pas seulement par les cellules cancéreuses ovariennes, l’utilisation de ce dosage en tant qu’outil diagnostique est inutile et coûteuse.

CORRESPONDANCE: P. Bischof ­ Laboratoire d’hormonologie ­ Service de gynécologie et obstétrique ­ Université de Genève ­ Maternité 1211 ­ Genève 14 ­ Suisse

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Contraception

Cancer de l'ovaire

Les méthodes réversibles de contraception

Les objectifs d’une femme en matière de procréation évoluent au cours de sa vie. Une femme voudra peut-être éviter de devenir enceinte à un moment donné de sa vie, mais pourra désirer avoir un enfant plus tard. Il existe heureusement plusieurs méthodes de contraception qui protègent les femmes contre le risque de grossesse tout en leur permettant de procréer plus tard au cours de leur vie.

Trois stratégies sont envisageables à cet égard.

Les méthodes hormonales

Ces méthodes modifient les taux d’hormones chez la femme et empêchent la libération d’ovules par les ovaires. Elles consistent notamment à utiliser les modalités suivantes 

  • la pilule contraceptive;
  • les injections de médroxyprogestérone;
  • Mirena
  • le timbre contraceptif

Les méthodes non hormonales

Ces méthodes consistent souvent à créer des barrières physiques ou chimiques qui empêchent le sperme de l’homme d’entrer en contact avec l’ovule de la femme. Elles consistent notamment à utiliser les modalités suivantes :

  • les condoms (féminin et masculin);
  • les barrières cervicales;
  • les DIU;
  • les spermicides;
  • l’éponge;
  • le retrait (coït interrompu).

Les méthodes contraceptives naturelles

Les méthodes contraceptives naturelles consistent à repérer les périodes fertiles et à éviter les rapports sexuels pendant ces périodes.

Si un couple omet d’utiliser sa méthode de contraception habituelle, ou que cette méthode échoue, une contraception d’urgence peut être mise en œuvre. Une telle option ne doit pas être utilisée de manière systématique.

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