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Savez-vous depister un cancer de la peau ?

Cancer de la peau

La fréquence des cancers de la peau a triplé en vingt ans. Nous disposons d’une arme de choix contre ces cancers : le dépistage précoce. Savez-vous comment vous y prendre ? Quelles sont les caractéristiques à repérer ? Quand consulter un dermatologue ?

1) Comment dépister un mélanome (le cancer de la peau le plus agressif) ?
À l’aide d’une simple prise de sang recherchant la présence de cellules cancéreuses.
En surveillant régulièrement ses grains de beauté.

2) Quel est le premier facteur de risque d’un cancer de la peau ?

Le bronzage.
Les coups de soleil.

Ce sont les coups de soleil durant l’enfance qui font le lit des cancers de la peau à l’âge adulte.

3) Quelle est l’une des caractéristiques d’un mélanome ?

Un grain de beauté asymétrique.
Un grain de beauté de symétrie parfaite.

4) Quelle est l’une des caractéristiques d’un mélanome ?

Un grain de beauté de couleur marron foncé.
Un grain de beauté de plusieurs couleurs à la fois (marron, noir, rouge).

5) Quelle est l’une des caractéristiques d’un mélanome ?

Un grain de beauté aux bords irréguliers.
Un grain de beauté aux bords bien réguliers.

6) Quelle est l’une des caractéristiques d’un mélanome ?

Un grain de beauté de diamètre supérieur à 6 mm.
Un grain de beauté de diamètre supérieur à 1 cm.

7) Les carcinomes baso-cellulaires sont les cancers cutanés les plus fréquents.

Vrai.
Faux.

Ce sont effectivement les plus fréquents, mais ils sont généralement bénins.

8) Quel est le traitement de première intention des cancers de la peau ?

L’exérèse.
La chimiothérapie.

L’exérèse consiste en l’ablation de la zone cutanée suspecte, dont l’analyse confirme ou non la nature cancéreuse.

9) Présente-t-on beaucoup plus de risques de cancer de la peau en cas d’antécédents familiaux ?

Oui, les risques augmentent de 15%.
Oui, les risques augmentent de 60%

10) Le nombre de grains de beauté constitue un facteur de risque.
Vrai.
Faux.

Avoir plus de 50 grains de beauté est considéré comme un facteur de risque.

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Cancer de la peau: sensibilisation et vigilance

Cancer de la peau

La sensibilisation au cancer de la peau se porte bien, mais les gens sont moins prudents et moins vigilants.

À l’occasion de la 20e Semaine de prudence au soleil, qui débute lundi, l’Association canadienne de dermatologie s’est de nouveau associée à la Ville de Québec pour faire de la prévention auprès des travailleurs de l’extérieur. Hier, des dermatologues tenaient également une clinique de dépistage au centre commercial Laurier, qui a attiré de nombreuses personnes.

Dans la grande région de Québec, environ une centaine de personnes décèdent annuellement d’un cancer de la peau, selon le Dr Claveau. Et chaque année, les médecins y détectent environ 500 nouveaux mélanomes, soit la forme de cancer la plus mortelle, et de 2000 à 2500 carcinomes. Et tous ne sont pas des gens âgés!

Ainsi, Pascale, qui a aujourd’hui 24 ans, a eu un mélanome à l’âge de 19 ans. Au milieu du dos, sur un grain de beauté, explique-t-elle. C’est en voulant le faire enlever parce qu’elle trouvait qu’il prenait une forme étrange qu’elle a appris qu’elle avait un cancer. Ses ganglions du côté gauche étaient atteints.

Petite, raconte la jeune femme, elle s’est beaucoup exposée au soleil parce qu’il y avait une piscine à la maison. Elle présente également plusieurs facteurs de risque : teint clair, yeux bleus…

Les surveillants de piscine qui ont fait leur boulot à l’extérieur pendant deux ans sont 10 fois plus à risque, souligne le Dr Claveau. Mais les plus rébarbatifs à la prévention et à la consultation sont les hommes de 40 à 60 ans.

L’industrie contre-attaque

Profitant elle aussi de la saison (!), l’industrie canadienne du bronzage annonçait hier la mise en ligne d’un site Web (en anglais) «pour couper court aux idées préconçues» sur le bronzage. Dans un communiqué, l’industrie s’en prend aux messages de l’Association canadienne de dermatologie, qu’elle cherche
à atténuer. Une initiative qui n’étonne guère le Dr Claveau. «Nous, on n’est en guerre contre personne; on soigne des gens», rétorque-t-il. Mais il juge que l’industrie manque de crédibilité.

Pour sa part, il répète inlassablement le même message : les écrans solaires sont efficaces, ils doivent aussi protéger contre les rayons UVA, il faut en mettre souvent, il faut quand même se protéger avec des vêtements («pourquoi ne pas se baigner avec un t-shirt?») et éviter d’aller au soleil aux heures les plus chaudes de la journée.

Quant à ceux qui s’inquiéteraient de leur production de vitamine D, il se fait rassurant. À moins de ne jamais aller dehors, une exposition limitée au soleil suffit à l’assurer.

Paradoxalement, souligne le médecin, les Québécois sont particulièrement vulnérables du fait qu’ils souffrent d’un manque de soleil l’hiver. Lorsqu’arrive le printemps, ils se ruent à l’excès sous les rayons!

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Café et activité physique protègeraient des cancers de la peau dus au soleil

Cancer de la peau

Le café et l’exercice physique protégeraient contre le cancer de la peau dus à l’exposition au soleil selon une récente recherche parue dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Dans une expérimentation avec des souris, une combinaison d’exercice et d’eau décaféinée réduisait les effets dommageables de rayons ultra-violets sur la peau.
Les défenses naturelles contre des cellules pré-cancéreuses étaient augmentées de 400%.

Les chercheurs s’intéressent à la caféine en raison de recherches ayant montré qu’elle pouvait favoriser un processus appelé apoptose par lequel le corps se débarrasse des cellules endommagées et mêmes des cellules cancéreuses en les détruisant.

La recherche confirme cette action du café, mais il s’avère qu’ajouter l’exercice produit un bénéfice beaucoup plus grand.

Certaines souris recevaient de l’eau décaféinée alors que certaines étaient mises dans une roue d’exercice et d’autres soumises à ces deux conditions ou à aucune des deux.

Les souris ayant reçu la caféine avait une apoptose accrue de 95% tandis qu’elle était accrue de 120% pour celles ayant fait de l’exercice.

Par contre, celles ayant fait de l’exercice et but de l’eau caféinée présentaient une augmentation de 400%. Pour Dr. Allan Conney de l’Université Rutgers qui a mené la recherche, les raisons pour ces résultats demeurent un mystère. Ils peuvent être attribuables à une sorte de synergie.

Source: BBC News

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Les cas de cancers de la peau exploseront d’ici 2015

Cancer de la peau

La couche d’ozone a beau montrer des signes d’amélioration, la pollution qui a mené à son appauvrissement continuera de faire de nombreuses victimes: les cas de cancer de la peau sont appelés à doubler d’ici 2015.

Selon un vaste rapport de l’ONU présenté lundi à Montréal, l’augmentation fulgurante des cas de cancer de la peau au cours des dernières décennies est appelée à se maintenir pendant plusieurs années encore.

Dans les pays où la population est majoritairement de peau blanche, comme le Canada, l’incidence de ce type de cancer pourrait ainsi doubler entre 2000 et 2015, a précisé lors d’une rencontre à huis clos Janet Bornman, coprésidente du Groupe d’évaluation des effets environnementaux du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Les auteurs du rapport se font toutefois prudents dans leurs prédictions, estimant que chaque personne peut avoir une incidence sur l’impact réel qu’auront les rayons solaires au cours des prochaines décennies.

«Ce sont les choix humains liés à l’exposition aux radiations solaires qui détermineront les véritables contrecoups de cette situation», note-t-on dans ce rapport d’évaluation scientifique rédigé par 250 experts internationaux. Publié de façon préliminaire l’an dernier, il a été officiellement présenté lundi aux signataires du protocole de Montréal.

On tient ainsi à préciser que l’exposition au soleil est bénéfique en vitamine D, mais que l’abus des rayons UVB peut au contraire provoquer différents types de cancers (avec ou sans mélanomes).

Comment une telle prédiction est-elle compatible avec une amélioration de la couche d’ozone, telle que rapportée cette semaine lors de la conférence internationale sur le sujet? «Le protocole de Montréal a certainement permis de réduire le problème en limitant l’usage des produits chimiques nocifs, mais le mal est déjà fait», a indiqué en entrevue le docteur Girish Shah, directeur du laboratoire de recherche sur le cancer de la peau au CHUL, à Québec.

Ce spécialiste de la biologie moléculaire fait remarquer que le protocole, qui fête ses 20 ans cette année, ne contribue d’aucune façon à colmater plus rapidement le fameux trou dans la couche d’ozone. Ce dernier se résorbera tranquillement, seul, à condition que l’on réussisse à éliminer les produits dangereux qui l’assaillent, comme les HCFC.

Selon l’ONU, quelques signes avant-coureurs de la reconstitution de l’ozone stratosphérique sont déjà visibles. Mais cela ne signifie pas que la situation est réglée, loin de là.

La couche d’ozone au-dessus des latitudes moyennes pourrait en effet se reconstituer d’ici à 2049, soit cinq ans plus tard que la précédente évaluation faite en 2002, souligne-t-on dans le rapport du PNUE. Au-dessus de l’Antarctique, cela n’aura pas lieu avant 2065, soit 15 ans plus tard que prévu.

Ces tristes nouvelles sont liées à la révision à la hausse des quantités de CFC que renferment les réfrigérateurs actuels, entre autres, et dont une grande partie finira éventuellement par rejoindre l’atmosphère. Elles sont également liées à l’explosion en Chine et en Inde de la production de HFCF, ce produit de remplacement des CFC qui s’est avéré nocif pour l’ozone, le climat et la santé publique.

«Si l’augmentation des rayons UVB se poursuit, nous pouvons être certain que les cas de cancers de la peau suivront la même courbe si nous refusons d’adopter des habitudes plus saines lors de l’exposition au soleil», explique le Dr Shah.

Cela est encore plus vrai pour les enfants, ajoute-t-il, car ceux-ci sont non seulement plus vulnérables aux rayons solaires, ils passent également plus de temps à l’extérieur que leurs parents.

Rappelons que les délégations présentes cette semaine au Palais des congrès tentent de s’entendre sur une déclaration commune qui accélérerait l’abandon des substances appauvrissant la couche d’ozone, particulièrement les HCFC que l’on retrouve dans les systèmes de climatisation et de réfrigération.

Le rapport du PNUE présenté lundi précise d’ailleurs que toute accélération de l’élimination serait bénéfique pour la reconstitution de la couche d’ozone. On soutient que si l’on parvenait à supprimer dès maintenant les émissions provenant de l’ensemble des agents destructeurs de l’ozone, ce dernier se colmaterait dès 2034 (aux latitudes moyennes). On gagnerait ainsi 15 ans.

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