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La Grande Supercherie du Cholestérol

Accidents vasculaires cérébraux, Autres Articles

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Cœur : le cholestérol accusé à tort ?

Propos recueillis par Cyril Dagois  Jeudi 30 avril 2009

En provenance de MediSite.fr

Dans son dernier ouvrage, le cardiologue et chercheur au CNRS Michel de Lorgeril jette un pavé dans la mare. Selon lui, faire baisser son cholestérol ne servirait à rien, bon et mauvais cholestérol n’auraient aucun sens et les statines seraient inutiles. En bref, le cholestérol permettrait surtout de faire de gros sous. Interview.

1. Cholestérol : rentable pour les labos

Pourquoi le cholestérol est si souvent décrié ?

Dr Michel de Lorgeril : “Le cholestérol est devenu l’ennemi numéro 1 dans la prévention des maladies cardio-vasculaires car cela arrange tout le monde. Les enjeux économiques sont colossaux, en particulier depuis l’arrivée des statines. Les laboratoires pharmaceutiques y trouvent largement leur compte. Les médicaments anti cholestérol représentent l’un des plus gros chiffres d’affaires du marché. Ils contribuent d’ailleurs pour 1 milliard d’euros au déficit de la Sécurité sociale. Les industriels de l’agroalimentaire en tirent également profit, avec leurs margarines et yaourts prétendument anti cholestérol. Cela arrange même certains médecins traitants, qui peuvent pratiquer une médecine systématique.”

Bon et mauvais cholestérol : “à dormir debout”

Les termes de “bon” et “mauvais” cholestérol ou de “taux normal” ont-ils un sens ?

Dr Michel de Lorgeril : “Le ’bon’ et le ’mauvais’ cholestérol, ce sont des histoires à dormir debout. Du pur Walt Disney avec la vilaine sorcière et la gentille fée, pour masquer les faiblesses de la théorie du cholestérol. Des essais cliniques comme Illuminate de 2007 montrent que l’augmentation du ’bon’ et la baisse du ’mauvais’ cholestérol ne protègent pas contre les maladies cardio-vasculaires ! Quant au taux normal de cholestérol, il s’agit plutôt d’une moyenne. Pour tous les paramètres biologiques ou physiologiques, il existe des moyennes et des écarts. Une personne peut sortir de la moyenne, vers le haut ou vers le bas, sans avoir pour autant un problème de santé.”

3. Les dangers du cholestérol, une croyance ?

Pourquoi vous opposez-vous à la théorie couramment admise sur les dangers du cholestérol ?

Dr Michel de Lorgeril : “Selon cette théorie, le cholestérol serait toxique pour les artères. Il représenterait la cause principale des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des complications cardio-vasculaires. Et plus le cholestérol serait élevé, plus le risque augmenterait. Inversement, plus le taux baisserait, plus le danger diminuerait. Certains adeptes de cette théorie recommandent même d’abaisser au maximum son taux de cholestérol. Mais il ne s’agit que d’une succession d’hypothèses sans validation scientifique. Des croyances relayées par les industries pharmaceutiques et agroalimentaires auprès des médecins. Et qui ne reposent sur aucune rationalité.”


4. Cholestérol et infarctus : aucun rapport ?

Un taux de cholestérol élevé n’est donc pas synonyme de maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : “L’élévation du taux de cholestérol n’est pas en elle-même la cause des accidents cardio-vasculaires. Elle peut par contre traduire des altérations du mode de vie ou de nos paramètres biologiques qui sont les vraies causes des maladies cardio-vasculaires. En clair, le cholestérol est un mauvais indicateur de risque. De nombreuses études vont dans ce sens. Dès les années 70, les données montrent que la mortalité cardiaque reste globalement la même, quel que soit le taux de cholestérol dans le sang. Notre mode de vie et nos conditions d’existence diminuent notre espérance de vie, pas le cholestérol.”

5. Faire baisser son taux de cholestérol ne servirait à rien

Une baisse du taux de cholestérol apporte-t-elle une protection ?

Dr Michel de Lorgeril : “Non, faire baisser son taux de cholestérol n’apporte rien. Tous les essais cliniques publiés après 2005 ont été négatifs sur la question. Le taux de cholestérol peut baisser par l’alimentation ou en prenant des médicaments. Mais si à côté, le mode de vie ne change pas, le risque reste le même. Si par exemple une personne continue à fumer en se disant qu’elle est protégée par sa statine, elle court droit à la catastrophe.”

6. Statines : pas d’intérêt en prévention

Les statines présentent-elles un intérêt pour se protéger des maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : “Non, elles n’apportent aucune protection. Elles entraînent une baisse de cholestérol qui n’a aucun effet sur la mortalité. Beaucoup d’études sur ces médicaments restent très suspectes, à cause de l’implication de l’industrie pharmaceutique. Mais l’essai ALLHAT de 2002, le seul sponsorisé par des institutions publiques indépendantes, ne montre aucune protection malgré la baisse de cholestérol. Toutes les études d’après 2005 révèlent également l’absence d’effet sur la mortalité, à part le récent essai Jupiter très controversé. Sur le risque d’AVC, aucune donnée scientifique ne prouve l’intérêt des statines. Idem avec l’insuffisance cardiaque.”

7. Les effets secondaires des statines

Existe-t-il des risques pour les patients prenant des statines ?

Dr Michel de Lorgeril : “Les statines présentent un certain nombre d’effets secondaires. Chez les gens actifs, elles semblent altérer la qualité de vie et entraîner douleurs musculaires et déprimes. A long terme, il existerait également une augmentation des risques de cancer, en particulier chez les plus de 60 ans. L’étude PROSPER de 2002 notamment montre davantage de cancers et de décès par cancer avec la pravastatine que sans traitement. Attention cependant, les patients ne doivent pas arrêter leur traitement sans en discuter avec leur médecin traitant. Mais la prescription de statines me semble pire que l’affaire du sang contaminé en terme de chiffres. 7 millions de Français prennent ces médicaments inutilement.”

8. Les vraies causes des accidents cardio-vasculaires

Si le cholestérol est innocent, qu’est-ce qui provoque l’infarctus ?

Dr Michel de Lorgeril : “L’infarctus vient d’une artère coronaire entièrement bouchée. Dans l’immense majorité des cas, la cause est un caillot de sang. La formation de ce caillot dépend de trois facteurs : l’agrégation des plaquettes sanguines, la coagulation et la fibrinolyse, un mécanisme anti caillot. Le cholestérol n’intervient dans aucun de ces phénomènes. Quant aux lésions d’athérosclérose, elles bouchent en partie les artères mais jamais complètement. Le cholestérol représente au grand maximum 10 % des ces lésions. Donc 10 % d’une obstruction partielle, qui n’est pas responsable en elle-même de l’infarctus.”

9. Comment protéger son cœur et ses artères

Quelles mesures faut-il prendre pour se protéger des maladies cardio-vasculaires ?

Dr Michel de Lorgeril : “Les maladies cardio-vasculaires sont des maladies du mode de vie. D’où l’importance d’agir notamment sur trois facteurs : le tabac, l’exercice physique et l’alimentation. En clair, il ne faut pas fumer et essayer de respirer un air pur. Il faut aussi effectuer une activité physique adaptée. Une masse musculaire importante est une réserve de protéines et d’acides aminés. Pour l’alimentation, la diète méditerranéenne a prouvé son efficacité clinique. En résumé, il s’agit d’une diète riche en céréales peu raffinées, en fruits et légumes frais, en légumes secs, en fruits à coque, en huile d’olive, en herbes aromatiques.

10. Pourquoi le monde médical reste silencieux

Pourquoi davantage de médecins ne font pas part de leurs doutes sur le cholestérol et les statines ?

Dr Michel de Lorgeril : “D’abord, ils n’ont pas forcément accès aux médias. Mais si beaucoup de médecins se taisent, c’est aussi par crainte. Un des plus grands épidémiologistes mondiaux vient de relire mes travaux sur l’étude Jupiter, qui concerne l’utilisation préventive des statines. Il dit m’approuver et me soutenir. Mais il refuse de cosigner mon article. La raison : l’université pour laquelle il travaille a des contrats avec l’industrie pharmaceutique. Quant aux médecins généralistes, beaucoup n’osent pas exprimer leurs doutes aux patients de crainte de se le faire reprocher par le cardiologue du CHU voisin.”

11. Sources – 1ere partie

- Cholestérol, Mensonges et Propagande, Dr Michel de Lorgeril, éd. Thierry Souccar, 2008.
- Effects of torcetrapib in patients at high risk of coronary events, Barter PJ et al., N Engl J Med, 2007.
- HDL cholesterol, very low levels of LDL cholesterol and cardiovascular events, Barter PJ et al., N Engl J Med, 2007.
- Major outcomes in moderately hypercholesterolemic, hypertensive patients randomized to pravastatin vs. usual care : the ALLHAT-LLT, ALLHAT Collaborative Research Group, JAMA, 2002.
- Rosuvastatin in older patients with systolic heart failure, Kjekhus J et al., N Engl J Med, 2007.
- Pravastatin in elderly individuals at risk of vascular disease (PROSPER) : a randomised controlled trial, Shepherd J et al., Lancet, 2002.

12. Sources – 2eme partie

- High-dose atorvastatin versus usual-dose simvastatin for secondary prevention after myocardial infarction. The IDEAL study : a randomized controlled trial, Pedersen TR et al., JAMA, 2005.
- Is relationship between serum cholesterol and risk of premature death from coronary heart disease continuous and graded ? Findings in 356,222 primary screenees of the MRFIT, Stamler J et al., JAMA, 1986.
- Mediterranean diet, traditional risk factors and the rate of cardiovascular complications after myocardial infarction – Final report of the Lyon Diet Heart Study, De Lorgeril M et al., Circulation, 1999.

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Menopause

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10 solutions naturelles contre la ménopause

Par Isabelle Basset

Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles de l’humeur, ou fragilisation osseuse… Contre les symptômes de la ménopause, il n’y a pas que les traitements hormonaux (THS/THM) ! Voici 10 solutions naturelles pour se sentir enfin mieux, sans prise de risque, ni effets secondaires !

Ginseng et céleri contre la baisse de libido

La baisse de libido toucherait un tiers des femmes entre 50 et 70 ans. Déprime, mauvaise image de soi, difficulté à se sentir encore femme alors que les règles ont disparu, sont autant de raisons qui peuvent expliquer cette perte de désir. Un supplément de testostérone a montré son efficacité dans la relance de l’appétence sexuelle. Mais si vous préférez faire confiance à la nature, essayez donc le ginseng en gélule, le nectar de tête de céleri (des têtes de céleri macérées dans du vin blanc et du sucre), ou encore l’association de gingembre et de romarin. La maca, une légumineuse des Andes, pourrait également avoir un rôle dopant le désir.

L’acupuncture et l’homéopathie

La phytothérapie n’est pas la seule médecine complémentaire à soulager les troubles de la ménopause. Des études suédoises ont montré l’efficacité de l’acupuncture sur les bouffées de chaleur. Le principe est de rééquilibrer l’énergie vitale “nourrissant” vos différents organes afin de relancer un fonctionnement harmonieux de l’ensemble.

Quant à l’homéopathie, elle apporte également des solutions contre les désagréments de la ménopause. Lachesis, staphysagria et lilium tigrinum sont les remèdes “classiques” contre les bouffées de chaleur et la nervosité. Toutefois, rien ne remplace une consultation avec un homéopathe pour adapter un traitement à votre profil personnel.

Sécheresse cutanée : huile d’onagre et bourrache

Avec le temps, les cellules de la peau et des muqueuses se renouvellent moins bien. Ce qui provoque sécheresse et amincissement des tissus. L’épiderme est moins doux et la lubrification de la muqueuse vaginale s’opère moins facilement lors des rapports, provoquant douleur et irritation. Or, l’huile d’onagre et l’huile de bourrache prises quotidiennement, seules ou en synergie (en gélules) permettent de lutter contre ces phénomènes.
Notre conseil : associez-les à des omega 3 car elles contiennent beaucoup d’omega 6… Or les recommandations de l’Afssa sont d’une dose d’omega 3 pour 5 d’omega 6 !

De la sauge contre la transpiration nocturne

La sauge est une plante efficace contre les bouffées de chaleur ! C’est du moins l’avis de la commission E (commission chargée en Allemagne par le gouvernement fédéral d’évaluer les effets des plantes) et celui de l’ESCOP (European scientifique cooperative on phytotherapy, groupement de scientifiques européens sur la phytothérapie).
Comment l’utiliser ? Simplement en gélule ou en tisane (1 cuillère à café de feuille dans une tasse d’eau bouillante) à prendre trois fois par jour. Bon à savoir : la même tisane, à l’aide d’une poire, en douche vaginale, soulage les irritations locales liées à la sécheresse vaginale.

Millepertuis, actée noire : des vertus pour le moral

Une étude allemande publiée en 2006 dans la revue “Obstetrics and Gynecology” a montré l’efficacité du millepertuis associé à l’actée noire contre les bouffées de chaleur et la déprime. 301 femmes ménopausées souffrant de ces troubles ont été séparées en deux groupes : l’un prenait un principe actif du millepertuis et 1 mg d’actée noire, l’autre prenait un placebo. Après 16 semaines, les bouffées de chaleur avaient diminué chez la moitié des femmes traitées par les plantes (contre 19,6 % dans le groupe placebo). Le syndrome dépressif avait, lui, été amélioré chez 41,8 % des femmes prenant les plantes (contre 12,7 %).

Nervosité : tentez la relaxation

Depuis que vous n’avez plus vos règles, vous vous sentez comme un lion en cage ? Enervée pour un rien et déprimée pour à peu près tout ? Et si vous vous mettiez à la relaxation ? Pendant vingt minutes, essayez de faire le vide, dans une pièce calme, en respirant par le ventre (gonflé sur l’inspiration, rentré sur l’expiration). Une étude menée au Mind/body médical institut of health in Boston (Institut de santé esprit/corps de Boston) a montré qu’en plus d’apporter de la sérénité, cette technique réduisait les bouffées de chaleur chez la moitié des participantes !

Du soja pour le cœur et les artères

D’après une étude japonaise menée durant treize ans sur des individus de 40 à 59 ans, les femmes (et notamment celles ménopausées) qui consomment le plus de soja, ont 3 à 4 fois moins de risques cardiaques que celles qui en consomment peu…
Seul bémol : deux études menées sur des rats et publiées respectivement dans Science et dans l’American journal of physiology, tendent à montrer que l’effet protecteur serait acquis in utero ? C’est pendant la période pré-natale que la consommation de soja par la mère pourrait aider à prévenir les maladies cardio-vasculaires chez le futur être vivant.

Du calcium pour des os plus solides

La chute des œstrogènes dans le sang entraîne à la ménopause une perte de la masse osseuse (ostéoporose). Pour lutter contre ce fléau qui entraîne des douleurs, un risque accru de fractures et une perte de taille, rien de mieux que l’association calcium/vitamine D. Fromage, yaourt, laitage et grand air (la vitamine D est synthétisée par la peau à partir des rayons UV) vous aideront à maintenir des os solides.

Autre ami de votre squelette : l’activité physique. Bougez ! Marchez, courez, pédalez, vous lutterez en plus contre la prise de poids et les maladies cardio-vasculaires !

Faut-il prendre du soja contre les bouffées de chaleur ?

L’attitude des autorités concernant l’efficacité du soja reste ambiguë. Dans son rapport paru en 2006, l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a conclu que les isoflavones ou phyto œstrogènes du soja ont des effets limités sur les bouffées de chaleur. L’agence considère que leurs effets varient d’une femme à l’autre. “On peut formuler l’hypothèse que certaines femmes ont un métabolisme particulier des isoflavones. Ce qui pourrait augmenter leur biodisponibilité et leur activité estrogénique et expliquer les effets favorables sur les bouffées de chaleur”, expliquent les experts. Seulement voilà, la substance étant malgré tout considérée comme active, l’Afssa déconseille son emploi aux femmes présentant des antécédents ou des risques de cancer du sein.

Sources

- “Bien vivre sa ménopause”, du Dr Jean-Claude Houdret ed. Solar, 10 € où l’on trouve notamment la recette du nectar de céleri.

- “Effect of a lipidic extract of maca on sexual behavor in mice and rats”, Dr Qun Yi Zheng, Urology review.

- Deux études suédoises, publiées en février 2007 dans la revue Climacteric par Zaborowska E, Brynhildsen J, et al. (Effects of acupuncture and estrogens on hot flushes) ont démontré que l’acupuncture était supérieure au placebo contre les bouffées de chaleur mais qu’elle demeurait toutefois moins efficace que le traitement hormonal substitutif.

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Diabete

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les signes qui doivent alerter !

On dit du diabète que c’est une maladie silencieuse. C’est vrai quel que soit son type (1, 2 ou gestationnel). Mais contrairement aux idées reçues, il peut aussi se manifester par des symptômes “bruyants” !

Gare au surpoids

La première caractéristique du diabète, c’est qu’il ne se manifeste pas ! Il peut évoluer pendant dix à quinze ans de façon parfaitement silencieuse (surtout s’il est de type 2). Le problème, c’est que s’il n’est pas traité, il détériore progressivement un grand nombre d’organes (œil, rein, artères, nerfs…) jusqu’au jour où il occasionne un souci de santé grave (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde…) ou une complication irréversible (insuffisance rénale chronique, altération de la vue…). Le surpoids, l’hypertension artérielle ou l’hypercholestérolémie, qui lui sont parfois associés, doivent donc mettre la puce à l’oreille.

Les manifestations bruyantes

Le diabète peut se manifester par une triade de symptômes bien connue des médecins :
Le besoin de boire beaucoup d’eau (ou d’autres boissons rafraîchissantes) de façon très fréquente (polydipsie).
L’envie de manger fréquemment et en quantité importante (polyphagie), qui, dans le cas du diabète de type 1, s’accompagne paradoxalement d’un amaigrissement.
La nécessité d’uriner beaucoup et de manière très récurrente (polyurie). Conséquence logique de la polydipsie, elle est aussi liée à la forte concentration du sucre dans le sang que l’organisme tente d’éliminer.

Les signes plus discrets

Quatre symptômes indépendants, plus discrets que les précédents, doivent aussi alerter :
Une fatigue (asthénie) se manifestant par un essoufflement (dyspnée) et une accélération du rythme cardiaque au moindre effort physique (en montant des escaliers, par exemple).
Des troubles de l’érection chez l’homme.
Une tendance fréquente à développer des furoncles ou abcès.
Des infections urinaires (cystites) fréquentes.
Enfin, rarement, le diabète peut se révéler lors d’une perte de connaissance (acidocétose), complication aiguë immédiatement prise en charge dans un service d’urgence, le patient pouvant sombrer dans le coma et décéder.

Comment pose-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic du diabète est facile à poser. Il suffit au médecin de prescrire une prise de sang pour mesurer, entre autres, la glycémie à jeun (taux de sucre sanguin). La mesure ne peut être effectuée que si l’on n’a rien avalé depuis au moins 12 heures. Le diagnostic est confirmé par la mesure de la glycémie post-prandiale (GPP), qui fournit le taux de sucre dans le sang deux heures après avoir mangé. A noter : associé à la GPP, un dosage sanguin de l’hémoglobine glyquée permet d’évaluer les risques de complications du diabète.
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Traumatismes de l’enfance

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Les mauvais traitements subis pendant l’enfance laissent des traces plus profondes qu’on ne l’avait imaginé: jusque sur l’ADN des victimes. Des chercheurs montréalais ont découvert que, loin d’être immuables, les mécanismes d’expression de notre code génétique pouvaient être altérés par nos conditions de vie en bas âge. Des cicatrices aux conséquences non négligeables qui augmenteraient les risques de commettre une tentative de suicide.

Les chercheurs de l’Université McGill et de l’Institut Douglas en sont venus à cette conclusion après avoir analysé les cerveaux de 36 hommes décédés au Québec: 12 d’entre eux s’étaient suicidés et avaient été victimes d’abus sexuels ou physiques, 12 s’étaient suicidés malgré une enfance dite «normale», et 12 autres sont morts de façon naturelle.

Les cerveaux des sujets qui avaient subi des sévices avaient tous un point en commun: ils portaient tous des cicatrices similaires sur l’enveloppe chimique des gènes responsables de moduler notre réponse au stress. Ces cicatrices, ou traces, empêchaient le bon fonctionnement de ces gènes et avaient augmenté la vulnérabilité aux idées suicidaires de ces personnes. Ces résultats confirment pour la première fois chez l’humain des observations faites sur des rats dans des études précédentes, selon lesquelles les soins maternels jouent un rôle significatif sur les gènes qui contrôlent la réponse au stress.

«L’expérience clinique nous avais déjà appris qu’une enfance difficile peut avoir des conséquences sur le cours de la vie, mais aujourd’hui, nous commençons à comprendre que ces sévices physiologiques ont aussi des conséquences biologiques indéniables», explique le professeur de l’Université McGill Michael Meaney. Les résultats de cette étude sont publiés dans le numéro du 22 février de Nature Neuroscience.

 

Cette découverte ouvre la voie à une toute nouvelle manière d’aborder le traitement de la détresse psychologique. Les chercheurs de l’Université McGill et de l’Hôpital Douglas se pencheront maintenant sur les moyens de corriger les traces laissées sur l’enveloppe de l’ADN qui empêchent l’expression de certains gènes responsables de la gestion du stress.

Les échantillons de cerveaux utilisés provenaient de la Banque de cerveaux du Québec, administrée par l’Institut universitaire en santé mentale de l’Hôpital Douglas. L’étude, menée conjointement par l’Université McGill et l’Hôpital Douglas, a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le National Institute of Child Health and Human Development des États-Unis.

Violaine Ballivy
La Presse

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