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Cancer enfant

Faire face à un diagnostic de cancer chez votre enfant n’est jamais facile, c’est même le cauchemar de plusieurs parents.
Les premières réactions
Le fait d’avoir un enfant atteint de cancer peut faire naître chez vous des émotions de toutes sortes. Souvent, les parents vont avoir le réflexe de nier la maladie (c’est-à-dire qu’ils refuseront de croire que leur enfant puisse avoir le cancer), ou éprouveront des sentiments de culpabilité, de tristesse, de peur, de confusion, de colère même. Ils pourront également avoir l’impression d’avoir perdu tout pouvoir de décision en ce qui concerne leur enfant. Ces sentiments sont tout à fait légitimes. Lorsque son propre enfant a le cancer, on souhaite plus que tout au monde le délivrer de la maladie. Malheureusement, cela n’est pas en votre pouvoir et vous vous sentez impuissant. La colère et la culpabilité, entre autres, sont des sentiments qui influencent la façon de réagir au diagnostic.

Comprendre les faits lorsqu’on est en état de choc
La première fois que le médecin vous expliquera la maladie de votre enfant et vous décrira le protocole de traitement, il se peut que vous vous sentiez complètement paralysé, confus ou bouleversé. Il sera alors difficile pour vous de bien saisir tout ce que vous dit le médecin.

Tout cela est très normal. Dites-vous bien que votre médecin peut expliquer les choses plus d’une fois. Vous ne devriez pas vous sentir mal à l’aise ou gêné de poser ou même de répéter des questions au sujet de la maladie de votre enfant et de son traitement. C’est à vous qu’il appartient, avec l’aide du médecin et de l’équipe soignante, de prendre certaines décisions qui auront un impact sur l’avenir de votre enfant. S’il y a des choses que vous ne comprenez pas bien, il est donc très important que vous demandiez des explications au médecin ou à l’infirmière. Dans les cliniques de traitement ou dans les bureaux de la Société canadienne du cancer, vous pourrez obtenir de la documentation expliquant ce qu’est le cancer et en quoi consistent les différents traitements. Si vous éprouvez de la difficulté à tout comprendre ce que vous dit le médecin, ces brochures vous permettront de vous renseigner à votre propre rythme. Nous vous suggérons également de dresser une liste de questions que vous pourrez poser au médecin lors du rendez-vous suivant.

Votre première réaction peut affecter votre enfant
Le fait d’apprendre que votre enfant est atteint de cancer fait naître chez vous des émotions très intenses; au même moment, votre enfant a énormément besoin de votre soutien. Or, les enfants savent généralement très bien reconnaître les sentiments qu’éprouvent leurs parents, et cette fois-ci ne fera pas exception.
• Si vous exprimez vos sentiments trop vivement, vous risquez d’accentuer la peur et les inquiétudes de votre enfant.
• D’un autre côté, si vous n’exprimez PAS vos sentiments et ne parlez pas de la maladie, votre enfant pourrait avoir le réflexe de cacher ses propres émotions afin de vous protéger. Dans ce cas, votre enfant ne se sentira peut-être pas à l’aise de vous parler, et vous n’aurez peut-être pas non plus l’occasion de l’épauler au moment où il a le plus besoin de votre appui. Si vous ne parlez pas ouvertement et franchement avec votre enfant, ce dernier risque de s’imaginer que la situation est beaucoup plus grave qu’elle ne l’est en réalité.

Devriez-vous demander l’avis d’un autre médecin?
Les parents souhaitent parfois obtenir l’opinion d’un second médecin sur le cas de leur enfant. Votre médecin ou la clinique de traitement peut vous en suggérer un; vous préférerez peut-être demander à quelqu’un d’autre de vous fournir le nom d’un autre médecin. Un deuxième avis médical peut s’avérer utile pour confirmer le diagnostic ainsi que le traitement prévu; il peut également proposer une approche différente au traitement. Deux avis semblables confirmeront l’exactitude du diagnostic. Le fait de demander des avis supplémentaires ne ferait que retarder inutilement le début du traitement.

Accepter la maladie
Avec le temps, vous accepterez le fait que votre enfant a le cancer. C’est à ce moment seulement que vous pourrez venir à bout des sentiments qui vous habitent, comme la colère ou la culpabilité.

La colère
Il est légitime de se sentir en colère lorsqu’on apprend que son enfant souffre de cancer. Il se peut que vous éprouviez de la colère envers Dieu, vous-même, le médecin, ou même envers votre enfant. Il se peut aussi que vous vous empêchiez d’exprimer cette colère, ou que vous la dirigiez contre votre conjoint ou contre vos autres enfants.

Vous pourriez avoir de fréquentes sautes d’humeur. Il est parfois utile de se laisser aller à sa colère, mais n’oubliez pas que les autres membres de votre famille peuvent eux aussi ressentir les mêmes émotions et que vos rapports risquent d’être complètement bouleversés. N’hésitez pas à parler avec votre famille, avec les membres de l’équipe soignante ou avec d’autres personnes qui peuvent vous apporter de l’aide.

Culpabilité
Vous pourriez aussi vous sentir coupable de ce qui arrive à votre enfant, et penser qu’il s’agit là d’une sorte de punition pour des erreurs que vous auriez pu commettre en tant que parent. De là à croire que vous avez en quelque sorte causé la maladie, il n’y a qu’un pas.

Souvent, une telle réaction correspond au désir de trouver une explication au cancer. Dites-vous que vous n’avez pas à vous sentir coupable. En effet, les recherches indiquent que rien qu’on puisse faire, ou ne pas faire, ne peut causer le cancer chez un enfant.

L’inquiétude liée aux délais de diagnostic
Les parents s’inquiètent souvent en se demandant si le cancer de leur enfant n’a pas été diagnostiqué trop tard. Ils ont alors tendance à penser que c’est de leur propre faute, ou alors ils blâment le médecin. Il est normal de vouloir connaître le moment précis où le cancer de votre enfant a commencé, mais en même temps, il est extrêmement difficile de le savoir exactement.

Ce qui rend le cancer difficile à diagnostiquer chez l’enfant, c’est que les premiers symptômes sont souvent très semblables à ceux d’autres maladies infantiles. Les études scientifiques ont établi que dans la plupart des cas de cancer chez l’enfant, les chances de succès dépendent du type de cancer et du choix du traitement approprié, plutôt que de la précocité du diagnostic.


 

Ces cancers infantiles sont causés par des gènes défectueux transmis par l’hérédité ou encore par des mutations génétiques qui se produisent au cours de la grossesse ou très tôt dans l’enfance. Cependant, la plupart de ces anomalies génétiques ne sont pas suffisantes pour provoquer un cancer; d’autres facteurs, liés à l’environnement dans lequel se trouvent les cellules cancéreuses, jouent également un rôle clé dans le développement de la maladie.

L’influence marquante de l’environnement cellulaire est particulièrement bien illustrée dans le cas des leucémies infantiles. En effet, l’analyse du sang de nouveau-nés montre que seulement 1% des enfants ayant acquis au cours de la gestation une anomalie génétique susceptible de provoquer une leucémie seront un jour touchés par la maladie.

De la même façon, des études réalisées chez les jumeaux identiques (qui partagent exactement les mêmes gènes) ont montré que le développement simultané de leucémies chez les deux jumeaux était un phénomène relativement rare; en effet, en dépit de la présence des mêmes anomalies génétiques chez les deux enfants, seulement 5% des paires de jumeaux sont simultanément touchés par la maladie.

Il semble donc que les altérations génétiques sous-jacentes à plusieurs cancers pédiatriques sont un phénomène relativement fréquent, mais que des facteurs extérieurs interviennent par la suite pour restreindre ou encore promouvoir les cancers qui découlent de ces anomalies. L’identification de ces facteurs environnementaux revêt donc une importance capitale pour bloquer le développement des cancers pédiatriques.

L’impact de l’alimentation…

De nombreuses études indiquent que l’alimentation est un des principaux facteurs qui peuvent influencer l’environnement des cellules cancéreuses et ainsi augmenter ou réduire le risque de cancer. Dans le cas des cancers pédiatriques, on soupçonne depuis un certain nombre d’années que la surconsommation de charcuteries augmente significativement les risques de tumeurs du cerveau alors qu’à l’inverse, la consommation abondante de fruits et de légumes réduit le risque de certains cancers.

Par exemple, une étude réalisée à UCLA (1) indiquait que les enfants qui mangeaient régulièrement des bananes et des oranges au cours des deux premières années de leur vie avaient 50% moins de risques d’être touchés par une leucémie entre l’âge de 2 et 14 ans.

… et des multivitamines

Plusieurs études ont montré que la consommation de multivitamines riches en acide folique pendant la grossesse prévenait les anomalies du tube neural comme le spina bifida. Des observations récentes suggèrent que ces multivitamines pourraient également jouer un rôle très important dans la prévention des principaux types de cancers qui touchent les enfants. En effet, une étude récente réalisée par le groupe de recherche du Dr Koren de l’hôpital Sick Children (2), à Toronto, a montré que chez les enfants issus de femmes qui consommaient ces vitamines pendant leur grossesse, les risques d’être touchés par un neuroblastome étaient réduits de 47%, les risques de souffrir de leucémie, de 39% et les risques de médulloblastomes, de 27%.

Ces résultats spectaculaires montrent à quel point le risque de cancer des enfants peut être modulé par des facteurs nutritionnels et illustrent l’influence déterminante des habitudes alimentaires de la femme enceinte sur la santé du futur bébé.

Il est également important de garder en tête que les vitamines ne sont qu’un des nombreux facteurs qui peuvent influencer le développement du cancer. En plus de ces vitamines, les fruits et légumes contiennent aussi de grandes quantités de molécules anticancéreuses qui procurent un effet protecteur additionnel. Donc, si on doit recommander la prise de multivitamines pendant la grossesse, il faut également insister sur l’importance de consommer une abondance de fruits et de légumes pour maximiser la réduction du risque de cancer des enfants.


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