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Cancer de la thyroïde : à surveiller !

Thyroid cancer de la thyroide

Même si le cancer de la thyroïde est traditionnellement considéré comme un « bon » cancer en raison de son taux de survie élevé, il reste que c’est le type de cancer endocrinien dont l’incidence augmente le plus rapidement chez les jeunes adultes au Canada. C’est aussi l’un des cancers dont le taux de récidives est le plus élevé (jusqu’à 30 % des patients peuvent avoir des récidives, parfois mortelles). C’est pourquoi il est important que les patients se prêtent à un suivi toute leur vie durant, car, lorsque le cancer récidive, il peut s’étendre aux poumons et à d’autres organes, diminuant ainsi le taux de survie. Les patients doivent comprendre que les méthdes utilisées aujourd’hui sont à la fois plus précises et moins incommodantes qu’avant (dans de nombreux cas, il suffit d’une simple prise de sang). Après avoir subi une thyroïdectomie totale ou partielle, les patients doivent suivre une thérapie hormonale à vie. Celle-ci a pour but d’inhiber la croissance de nouvelles cellules cancéreuses tout en fournissant les hormones thyroïdiennes essentielles. Jusqu’à tout récemment, les patients qui devaient subir des examens de surveillance étaient obligés d’arrêter de prendre leur préparation hormonale 2 à 10 semaines avant ces examens, entraînant ainsi une hypothyroïdie avec les effets négatifs qui y sont associés (gain de poids, constipation, ralentissement des réflexes, perte de mémoire, dépression et fatigue constante). En effet, pour déceler une récidive du cancer, le niveau de TSH sanguin doit être élevé. Quand le patient arrête sa thérapie hormonale, son niveau de TSH augmente naturellement. Avec l’arrivée de la thyrotropine alpha en injection (Thyrogen) sur le marché, une source synthétique de thyréostimuline humaine, cette étape préparatoire à l’examen (arrêt de l’hormonothérapie) n’est plus nécessaire. Le produit, qui est indiqué en tant qu’outil diagnostique adjuvant pour le dosage sérique de la thyréoglbuline, augmente la sensibilité du dosage de celle-ci à 100 %, comparativement à une sensibilité de 60 % sans son utilisation. En combinant cette analyse à un examen par imagerie du corps entier, on améliore considérablement la capacité de détection du cancer. Tous les éléments sont donc réunis pour faciliter le suivi et favoriser la détection précoce d’une récidive. Il n’y a donc aucune raison pour ne pas subir un contrôle annuel, ce que, malheureusement, bon nombre de patients omettent encore de faire.

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Soja réduit les risques de cancer de l’endomètre

Cancer de l'endometre

Consommer du soja régulièrement réduit les risques de cancer de l’endomètre

La consommation régulière de produits du soja réduit les risques de cancer de l’endomètre, en particulier chez les femmes ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à la normale. Telle est la conclusion d’une étude qui est parue le 29 mai dans le British Medical Journal (vol. 328, no 7451). Des chercheurs chinois et américains, sous la direction du Dr Xiao Ou Shu, ont analys le régime alimentaire de 832 femmes habitant la ville de Shangaï, en Chine, âgées de 30 à 69 ans et atteintes d’un cancer de l’endomètre. Ils ont comparé les données obtenues avec d’autres données provenant d’un groupe témoin de 846 femmes. Ils ont constaté qu’une consommation régulière de protéines, d’isoflavones ou de fibres du soja réduisait le risque de cancer de l’endomètre de manière statistiquement significative, la réduction étant proportionnelle à l’importance du soja dans le régime alimentaire. Les effets bénéfiques des produits du soja étaient plus prononcés chez les femmes ayant un IMC élevé. D’autres études ont montré que les oestrogènes endogènes jouent un rôle de premier plan dans l’étiologie du cancer de l’endomètre. Or, le soja est riche en isoflavones, une catégorie importante de phytoestrogènes qui exercent une activité oestrogénique et antioestrogénique en fonction de la dose et des tissus qui sont affectés.

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Sexe oral et cancer de la gorge

Cancer de la gorge

Le papillomavirus humain (HPV) est un virus responsable du cancer du col de l’utérus chez la femme. Mais ce virus sexuellement transmissible est aujourd’hui mis en cause dans certains cancers de la sphère ORL.

Le papillomavirus en cause

Selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, le papillomavirus humain, responsable du cancer de l’utérus, pourrait aussi être à l’origine de certains cancers de la gorge, dont la fréquence a considérablement augmenté au cours des trente dernières années. Cette étude vient confirmer une hypothèse déjà émise par différents chercheurs. L’étude montre ainsi que le HPV 16, une des souches du papillomavirus, est présent dans 72% des cancers de la gorge. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, il pourrait donc exister un facteur de risque encore plus important que le tabac ou l’alcool dans ce type de cancer… Il faut cependant préciser que ces chiffres ne portent que sur les cancers de l’oropharynx (partie du pharynx à l’arrière de la bouche), qui représentent seulement 20% des cancers de la sphère ORL (bouche, pharynx, larynx). Pour ces autres cancers ORL, le tabac et l’alcool demeurent les principaux facteurs de risque.

Sexe oral: un risque accru

Le papillomavirus se transmet principalement par voie sexuelle. Sa présence au niveau de la gorge s’explique par des pratiques sexuelles orales (fellation et cunnilingus). Or, il semble que dans le cas du cancer de la gorge, la contamination par un papillomavirus multiplie par 32 le risque de contracter la maladie. Par ailleurs, toujours selon cette étude, les personnes ayant eu des pratiques sexuelles orales avec plus de 6 partenaires ont 9 fois plus de risque de développer un cancer de la gorge. Le tabagisme, lui, multiplie “seulement” ce risque par 3 et l’alcoolisme par 2,5. Or on le sait, les pratiques sexuelles orales semblent s’être fortement généralisées lors de ces dernières décennies. Ici encore, le seul moyen de prévention reste le préservatif, souvent mis de côté lors des pratiques orales… et qui ne vaut d’ailleurs en pratique que pour les fellations.

parmi les nombreuses personnes qui pratiquent le sexe oral, toutes ne contractent pas le papillomavirus. Et parmi celles qui sont mises en contact avec ce virus, seule une minorité est susceptible de développer un cancer. Le papillomavirus est en effet un virus extrêmement courant, mais pas toujours dangereux, comme on l’a constaté au cours des études sur le cancer du col. On sait ainsi que la plupart des jeunes femmes ont contracté ce virus au début de leur vie sexuelle, mais que seule une minorité d’entre elles développeront un cancer du col de l’utérus. Reste à savoir si le vaccin récemment mis au point contre le cancer du col pourrait trouver des applications dans la prévention des cancers de la gorge liés au papillomavirus

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recherche épidémiologique

Research news recherche

Alors que des recherches récentes ont montré que la vitamine B9 (l’acide folique), en provenance de l’alimentation ou en supplément, a un effet protecteur sur le cerveau à tel point qu’elle prévient le déclin cognitif chez les personnes âgées, une nouvelle recherche épidémiologique précise que l’effet protecteur de la vitamine B9 est important mais ne s’exerce que si le niveau de vitamine B12 est également adéquat.

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