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Cancer de la peau: sensibilisation et vigilance

Cancer de la peau

La sensibilisation au cancer de la peau se porte bien, mais les gens sont moins prudents et moins vigilants.

À l’occasion de la 20e Semaine de prudence au soleil, qui débute lundi, l’Association canadienne de dermatologie s’est de nouveau associée à la Ville de Québec pour faire de la prévention auprès des travailleurs de l’extérieur. Hier, des dermatologues tenaient également une clinique de dépistage au centre commercial Laurier, qui a attiré de nombreuses personnes.

Dans la grande région de Québec, environ une centaine de personnes décèdent annuellement d’un cancer de la peau, selon le Dr Claveau. Et chaque année, les médecins y détectent environ 500 nouveaux mélanomes, soit la forme de cancer la plus mortelle, et de 2000 à 2500 carcinomes. Et tous ne sont pas des gens âgés!

Ainsi, Pascale, qui a aujourd’hui 24 ans, a eu un mélanome à l’âge de 19 ans. Au milieu du dos, sur un grain de beauté, explique-t-elle. C’est en voulant le faire enlever parce qu’elle trouvait qu’il prenait une forme étrange qu’elle a appris qu’elle avait un cancer. Ses ganglions du côté gauche étaient atteints.

Petite, raconte la jeune femme, elle s’est beaucoup exposée au soleil parce qu’il y avait une piscine à la maison. Elle présente également plusieurs facteurs de risque : teint clair, yeux bleus…

Les surveillants de piscine qui ont fait leur boulot à l’extérieur pendant deux ans sont 10 fois plus à risque, souligne le Dr Claveau. Mais les plus rébarbatifs à la prévention et à la consultation sont les hommes de 40 à 60 ans.

L’industrie contre-attaque

Profitant elle aussi de la saison (!), l’industrie canadienne du bronzage annonçait hier la mise en ligne d’un site Web (en anglais) «pour couper court aux idées préconçues» sur le bronzage. Dans un communiqué, l’industrie s’en prend aux messages de l’Association canadienne de dermatologie, qu’elle cherche
à atténuer. Une initiative qui n’étonne guère le Dr Claveau. «Nous, on n’est en guerre contre personne; on soigne des gens», rétorque-t-il. Mais il juge que l’industrie manque de crédibilité.

Pour sa part, il répète inlassablement le même message : les écrans solaires sont efficaces, ils doivent aussi protéger contre les rayons UVA, il faut en mettre souvent, il faut quand même se protéger avec des vêtements («pourquoi ne pas se baigner avec un t-shirt?») et éviter d’aller au soleil aux heures les plus chaudes de la journée.

Quant à ceux qui s’inquiéteraient de leur production de vitamine D, il se fait rassurant. À moins de ne jamais aller dehors, une exposition limitée au soleil suffit à l’assurer.

Paradoxalement, souligne le médecin, les Québécois sont particulièrement vulnérables du fait qu’ils souffrent d’un manque de soleil l’hiver. Lorsqu’arrive le printemps, ils se ruent à l’excès sous les rayons!

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La plus grande conférence mondiale sur le cancer à Chicago

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Romandie News

WASHINGTON – Le 44e Congrès annuel de l’American Society of Oncology (ASCO), principale conférence mondiale sur le cancer, se réunit ce week-end à Chicago (Illinois, nord) pour présenter les dernières avancées dans le traitement et la prévention de cette maladie qui fait huit millions de morts par an.

Les résultats d’une trentaine d’essais cliniques seront présentés durant les cinq jours (du 30 mai au 3 juin) de ce colloque auquel plus de 30.000 participants sont attendus.

Au total près de 5.000 travaux de recherche ont été acceptés par l’ASCO, précisent des responsables de cette association.

Les essais cliniques présentés à Chicago porteront notamment sur des progrès dans les traitements du cancer avancé du sein et du poumon.

Pour le cancer du poumon, le plus meurtrier avec 1,3 million de décès par an, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), des chercheurs révèleront les résultats d’une étude clinique ayant testé l’anticorps Cetuximab, commercialisé sous le nom d’Erbitux par le laboratoire américain Merck, combiné à une chimiothérapie à base de sel de platine.

Un essai clinique évalue également le potentiel chimio-préventif de l’anti-inflammatoire Celebrex contre le cancer du poumon chez des fumeurs et d’anciens fumeurs.

Concernant le cancer du sein, première cause de mortalité par cancer chez les femmes, plusieurs essais cliniques évaluant des traitements pour les cancers avancés et au premier stade de développement, seront aussi présentés à Chicago.

Il s’agit notamment d’une étude sur le potentiel du Zometa du laboratoire suisse Novartis, pour réduire le risque de récurrence du cancer du sein chez les femmes en pré-ménopause suivant une thérapie hormonale. Ce médicament est déjà utilisé contre les métastases osseuses et l’ostéoporose, une maladie du tissu osseux spongieux.

Dans le domaine de recherche émergeant de la médecine personnalisée, plusieurs études en pharmacogénétiques seront dévoilées à la conférence de l’ASCO. Ces recherches visent à mettre en lumière des caractéristiques moléculaires qui pourraient expliquer comment les patients répondent aux traitements anti-cancéreux et également identifier de nouveaux outils de diagnostic moléculaire du cancer.

“Les nouvelles recherches sur le cancer que nous dévoilons cette année sont encourageantes”, a récemment jugé le Dr Julie Gralow, une des responsables de l’ASCO et professeur adjointe de médecine à l’Université de Washington (Etat de Washington, nord-ouest).

Mais, a-t-elle ajouté, “en tant que nation nous sommes confrontés à deux défis de taille pour faire avancer la lutte contre le cancer, à savoir une stagnation des crédits fédéraux consacrés à la recherche et l’accès réduit à des soins de haute qualité”.

“Si le gouvernement fédéral américain ne recommence pas bientôt à réinvestir dans la recherche, nous allons compromettre les progrès actuellement en cours contre le cancer”, a mis en garde cette cancérologue.

Près de 40 ans après que le président Richard Nixon a déclaré “la guerre contre le cancer”, en 1971, les avancées médicales importantes qui en sont résultées ont révolutionné la prévention, la détection et les traitements de cette maladie, souligne l’ASCO.

Aujourd’hui, les deux tiers des patients atteints d’un cancer sont encore en vie cinq ans après le diagnostic, comparativement à tout juste 50% en 1975.

Comme pour la précédente conférence de l’ASCO en 2007, un appel sera lancé dès le premier jour à la relance d’un engagement national aux Etats-Unis en faveur de la recherche sur le cancer, selon le programme.

Le budget fédéral américain qui y est consacré est en baisse constante depuis ces cinq dernières années, affirme l’ASCO.

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Cancer de la prostate: la radiothérapie moins efficace que prévu…

Prostate cancer

Contrairement à ce que l’on pensait, la radiothérapie effectuée après un cancer de la prostate lorsque la chirurgie s’est montrée insuffisante, ne donnerait pas les résultats escomptés, ni en terme d’espérance de vie, ni de risque de rechute.
C’est ce qu’avance une nouvelle étude américaine qui sera publiée mercredi dans le Journal de l’Association médicale américaine.

La radiothérapie doit diminuer le risque de dosages des antigènes spécifiques de la prostate, les PSA, ou de biopsies anormaux, ou tout autre signe clinique annonciateur de récidive.

Or, les chercheurs ont suivi 425 hommes, âgés de 43 à 79 ans, pendant une période de 10 ans en moyenne après l’ablation de leur prostate. Tous avaient des tests qui montraient que la chirurgie n’avait pas permis de retirer toutes les cellules cancéreuses.
La moitié d’entre eux, choisis au hasard, étaient soumis à un traitement de radiothérapie. Les autres attendaient pendant que les médecins pratiquaient un dosage sanguin des PSA, test pas toujours fiable qui peut indiquer la présence d’un cancer.

Comparé aux hommes en attente, ceux ayant bénéficié de radiothérapie tout de suite après la chirurgie ont un risque de dosage des PSA anormal, voire de détection d’un nouveau cancer diminué de moitié. Mais quelque soit le groupe, l’espérance de vie était la même, tout comme le délai avant l’extension de la tumeur à d’autres organes.

Dans chaque groupe, quelques hommes ont vu leur cancer s’étendre ou se métastaser: 17 des 214 hommes dans le groupe sous radiothérapie et 35 des 211 hommes dans le groupe en attente.

Environ 234 000 cancers de la prostate sont dépistés chaque année aux États-Unis, et un peu plus de 27 000 patients seulement en meurent. Un régime riche en fruits et légumes pourrait réduire le risque.

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Dépister un cancer du foie

Cancer du foie

Dépister un cancer du foie :
Les circonstances de découvertes d’un cancer du foie sont très variables.
L’hépatocarcinome :
 • peut rester longtemps muet et être détecté lors du suivi d’une maladie à haut risque (cirrhose, hépatite chronique) ou d’une autre pathologie digestive ;
 • peut entraîner des signes cliniques non spécifiques du foie, comme des douleurs abdominales, de la fièvre, des nausées, des vomissements, des diarrhées, un amaigrissement, une fatigue, etc.
 • peut être découvert à l’occasion d’une complication : hémorragie digestive, ictère (coloration jaune de la peau), ascite (accumulation de liquide dans la cavité péritonéale), encéphalopathie (troubles neurologiques qui vont de la simple confusion au coma).

Un cancer secondaire peut être découvert dans le cadre d’un bilan d’extension d’un cancer primitif connu, lors de la surveillance d’un cancer connu ou encore être révélateur d’un cancer primitif qui n’était pas connu.
Les métastases hépatiques lorsqu’elles sont multiples peuvent être reconnues à l’examen clinique : le foie est plus ou moins augmenté de volume (hépatomégalie), sa surface est irrégulière et les nodules sont de consistance dure.

Le diagnostic d’un cancer du foie repose sur les techniques d’imagerie : échographie abdominale en premier lieu, scanner et IRM permettant de mettre en évidence des lésions de petite taille.
En cas de doute, la biopsie hépatique permet de confirmer le diagnostic grâce à l’examen histologique des prélèvements. Elle est réalisée sous contrôle de l’échographie.

Les examens biologiques montrent des anomalies qui ne sont pas spécifiques : anémie (diminution du taux d’hémoglobine dans le sang), augmentation du nombre de globules blancs dans le sang, augmentation du taux sanguin des enzymes fabriqués par le foie (transaminases, gamma-GT, phosphatases alcalines).
Le dosage de l’alpha-foetoprotéine (AFP) est utile pour le diagnostic de cancer primitif du foie. Une élévation importante de son taux est associée dans environ la moitié des cas à un cancer du foie.

Quels sont les principaux traitements actuellement utilisés ?

Le traitement du cancer du foie dépend surtout de la taille de la tumeur. Il est essentiellement chirurgical.
Dans le cas d’une tumeur primitive localisée, le traitement consiste en une hépatectomie partielle (ou hépatectomie réglée).
La transplantation hépatique ne peut être envisagée que pour les très petites tumeurs et chez un sujet jeune. Ses indications restent exceptionnelles.
Le traitement chirurgical d’une métastase consiste en une hépatectomie partielle. Il ne peut être indiqué que si la métastase est accessible, s’il n’y a pas de trop nombreuses métastases dans le parenchyme hépatique, s’il n’existe pas d’autres métastases dans l’organisme.

Plusieurs autres types de traitement offrent des alternatives dans la prise en charge d’un carcinome hépatocellulaire : il s’agit notamment de l’alcoolisation (l’injection directe d’alcool dans la tumeur via une petite aiguille), de la chimio-embolisation (embolisation de médicaments spécifiques par artériographie hépatique), ou de la radiofréquence (destruction par ultrasons).

Les résultats de la chimiothérapie générale restent décevants dans le traitement du cancer du foie malgré les progrès récents.

Le traitement est-il efficace ? Pourquoi une surveillance après le traitement ?

L’évolution du cancer du foie dépend de son extension et des complications cliniques qu’il entraîne.
Quand la tumeur est relativement petite et limitée à une partie du foie, l’hépatectomie offre de bonnes chances de guérison.
Dans les autres cas, la récidive de la tumeur est possible en raison d’une diffusion fréquente intra-hépatique ou de nouveaux foyers cancéreux.
La surveillance du taux d’alpha foeto-protéine permet de détecter une récidive du cancer hépatique.

Quelles sont les conséquences des traitements ?

Les effets secondaires de la chimiothérapie
Les médicaments de la chimiothérapie ont en commun d’entraîner certains effets secondaires, plus ou moins accentués selon les produits. Ils régressent avec l’arrêt des produits, mais peuvent être prévenus ou corrigés lors de leur apparition :
 • les nausées et vomissements : redoutés par les malades, ils sont heureusement aujourd’hui moins intenses grâce aux médicaments utilisés et à l’action préventive d’antiémétiques puissants (médicaments qui empêchent les vomissements).
 • la diarrhée : il faut boire abondamment eau, thé, bouillon ou des boissons gazeuses pour éviter tout risque de déshydratation. En cas de persistance, des médicaments antidiarrhéiques peuvent être prescrits.
 • la constipation : assez fréquente, elle est liée à la chimiothérapie, aux médicaments antiémétiques ou encore à l’inactivité physique. Elle sera soulagée par un traitement spécifique.
  les aphtes : relativement rares, ils varient selon les protocoles de chimiothérapie utilisés. On parle aussi de “mucite buccale”. Ils seront prévenus par des bains de bouche après les repas. Lorsqu’ils sont nombreux, ils peuvent être la conséquence d’une diminution du nombre de globules blancs, dont le taux doit alors être contrôlé par une prise de sang.
 • la chute de cheveux ou alopécie : elle est fréquente mais pas systématique. Elle est le plus souvent progressive, démarrant 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est temporaire, les cheveux repoussant toujours à la fin de la chimiothérapie. Selon les médicaments utilisés, on peut proposer le port d’un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie, mais il faut savoir que son efficacité est variable.
 • la diminution de certains globules blancs : le nombre des polynucléaires neutrophiles diminue souvent (neutropénie). Généralement de courte durée, cette diminution est sans conséquence. Cependant, une surveillance par prises de sang régulières est effectuée. En cas de chute trop importante (aplasie), le malade court alors un risque d’infection.
 • la diminution des globules rouges : appelée aussi anémie, elle peut survenir en fin de traitement. Elle peut être responsable d’une fatigue importante.
 • la diminution des plaquettes ou thrombopénie : elle entraîne un risque d’hémorragie en cas de coupure accidentelle, car les plaquettes permettent la coagulation du sang.
 • la fatigue : c’est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie. La fatigue est en réalité liée à plusieurs facteurs : la maladie elle-même, les traitements associés entre eux, la baisse des globules rouges lors de la chimiothérapie, mais aussi le stress et l’angoisse.

La détresse psychologique qui peut accompagner votre maladie est aujourd’hui mieux comprise et considérée. Pour mieux vivre avec sa maladie, il est essentiel d’avoir des explications et des informations pour comprendre. L’équipe soignante, les médecins psychiatres ou les psychologues sont à même d’apporter au malade une aide morale précieuse. Il est important d’établir une bonne relation avec le médecin, le conjoint et les proches pour conserver un équilibre psychologique. Les associations de patients sont également très utiles car elles permettent de rencontrer des personnes ayant vécu les mêmes expériences et qui peuvent donc donner des conseils avisés.

Quels sont les principaux éléments pronostiques ?

Le pronostic de l’hépatocarcinome est lié au volume de la tumeur, à sa dissémination dans le foie et dans l’organisme, à l’existence de complications cliniques (hémorragies digestives, ascite, encéphalopathie, etc.).
Dans le cas de métastases hépatiques, le pronostic est lié leur nombre, à leur accessibilité à la chirurgie et aussi au cancer primitif.

Que se passe-t-il après le traitement ?

En cas de rémission, une surveillance médicale est réalisée tous les 3 ou 4 mois au début, puis tous les 6 mois.

La réinsertion socio-professionnelle
Elle a pour but d’aider le patient et sa famille dans sa vie quotidienne. L’aide d’une assistante sociale pendant la maladie peut permettre au malade d’éviter ou de résoudre certaines difficultés pendant les hospitalisations, mais aussi après les traitements. Un tel suivi facilite la reprise d’une vie normale. A noter que les associations de bénévoles peuvent également aider le malade par leur expérience et lui apporter des conseils adaptés et des adresses utiles.
Si une reprise du travail peut être envisagée, l’idéal, si l’organisation professionnelle le permet, est de reprendre progressivement le travail, à temps partiel par exemple. La loi prévoit d’ailleurs des aménagements du temps du travail. Là encore, il est conseillé de s’adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).

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