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ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES ET BIOTHÉRAPEUTIQUES

Research news recherche

Des chercheurs mettent au point une méthode pour sélectionner les ovules qui ont les meilleures chances de mener à une grossesse réussie

Une équipe supervisée par le professeur Marc-André Sirard, du Centre de recherche en biologie de la reproduction de l’Université Laval (Québec), a identifié des marqueurs génétiques permettant de sélectionner les ovules qui ont les meilleures chances de mener à une grossesse réussie après une fécondation in vitro. Cette découverte devrait permettre d’augmenter le taux de succès lorsqu’un seul embryon est transféré et de réduire du même coup le risque de grossesse multiple. Les détails de la méthode mise au point par les chercheurs, qui vient de faire l’objet d’un dépôt de brevet mondial, sont décrits sur le site Web de la revue scientifique Human Reproduction. www.dap.ulaval.ca

Le vaccin de Medicago confère une protection contre de multiples souches de grippe aviaire

Medicago Inc. (Québec) a annoncé que son vaccin contre la grippe aviaire H5N1, composé de particules pseudo-virales (vaccin VLP H5N1) et élaboré à partir de la souche d’Indonésie, a conféré à des souris une protection efficace à 100% contre une exposition mortelle au virus H5N1 vivant de la souche Vietnam. Incluant ces résultats, Medicago a maintenant démontré que son vaccin VLP H5N1 a le potentiel de protéger contre trois des souches les plus mortelles de la grippe pandémique. Dans des études précédentes, Medicago a démontré que son vaccin confère à des souris une protection efficace à 100% contre une exposition mortelle au virus H5N1 vivant de la souche Turquie. www.medicago.com

Pfizer Canada injecte 10 M $ dans un fonds québécois

Pfizer Canada et le Fonds de la recherche en santé du Québec (Montréal) ont annoncé un partenariat sans précédent pour la création du Fonds d’innovation Pfizer-FRSQ visant à stimuler la recherche publique en santé humaine au Québec et à en catalyser la commercialisation de projets novateurs. Pfizer Canada injecte dans ce Fonds 10 millions de dollars sur une période de cinq ans. Ce Fonds d’innovation, géré par le FRSQ, permettra aux quelque 3 000 chercheurs québécois en santé humaine de soumettre des projets de recherche répondant à des besoins identifiés dans la population québécoise et présentant un potentiel élevé de transfert technologique et de commercialisation à court ou à moyen terme. www.frsq.gouv.qc.ca

Essais cliniques

Aegera débute un essai clinique de phase I sur son composé AEG33773

Aegera Thérapeutique (Montréal) a annoncé le début d’une étude clinique de phase 1 sur AEG33773 administré pour la première fois à des sujets humains. AEG33773 est une micromolécule assimilable oralement en développement pour traiter la neuropathie diabétique douloureuse. L’étude de phase 1 randomisée, double aveugle, contrôlée par placebo, servira à évaluer l’innocuité, la tolérabilité et le profil pharmacocinétique de ce composé administré en dose croissante à des volontaires mâles en santé. Aegera vient de terminer un programme de développement préclinique complet portant sur AEG33773 qui a abouti en moins de 12 mois à l’obtention d’une homologation réglementaire auprès de Santé Canada et au traitement d’un premier patient. www.aegera.com

Une étude sur 960 patients démontre l’absence d’infection dans la circulation sanguine

Angiotech Pharmaceuticals, Inc. (Vancouver) a annoncé les résultats cliniques de son essai réalisé sur 960 patients comparant le cathéter veineux central (CVC) enrobé de 5-Fluorouracil (5-FU) au CVC enrobé de chlorhexidine/sulfadiazine d’argent (CH-SS). Les chercheurs ont conclu que le CVC 5-FU d’Angiotech a atteint l’objectif principal de l’étude, soit la non-infériorité de sa capacité à prévenir la colonisation bactérienne dans l’extrémité du cathéter comparativement au cathéter enrobé de CH-SS. Le taux de colonisation du CVC 5-FU était de 2,9 % (n=12), par rapport à 5,3 % (n=21) pour le cathéter enrobé de CH-SS (réduction relative de la colonisation avec l’enrobage de 5-FU de 46 %, p=0.055). www.angiotech.com (anglais seulement)

Cardiome annonce des résultats intérimaires positifs de son essai de phase 2b

Cardiome Pharma Corp. (Vancouver) a annoncé des résultats cliniques intérimaires positifs pour son étude de phase 2b de 90 jours sur le vernakalant (oral). L’analyse intérimaire a démontré une efficacité significative sur le plan statistique pour le groupe de patients recevant une dose de 500 mg b.i.d. de vernakalant (oral) par rapport au placebo. Les données d’innocuité de l’analyse intérimaire suggèrent également que le vernakalant (oral) a été bien toléré par la population étudiée atteinte de fibrillation auriculaire pendant la période de dosage faisant l’objet de l’analyse. Une analyse Kaplan-Meier des 446 patients inclus dans l’ensemble des données intérimaires a démontré un avantage d’efficacité significatif pour le groupe de dosage de 500 mg par rapport au placebo (bilatéral, p(moins que)0.05). Le temps moyen avant la récurrence de la fibrillation auriculaire a dépassé 90 jours pour le groupe de dosage de 500 mg, par rapport à 39 jours pour le groupe traité au placebo. Une proportion de 52 % des patients du groupe de dosage de 500 mg (n=110) a complété l’étude avec un rythme cardiaque normal par rapport à 39 % des patients traités au placebo (n=118). L’analyse intérimaire d’efficacité pour les groupes de dosage de 150 mg (n=110) et 300 mg (n=108) n’a pas démontré une importance statistiquement significative. www.cardiome.com (anglais seulement)

Oncolytics annonce la publication d’une étude

Oncolytics Biotech Inc. (Calgary) a fait savoir que le Dr Kevin Harrington et son groupe de recherche de l’Institut de recherche sur le cancer à Londres, R.-U., ont publié les résultats de leurs travaux caractérisant les réponses du système immunitaire à l’administration de REOLYSIN(MD) par voie intraveineuse dans un essai clinique de phase I. L’article intitulé “Characterization of the Adaptive and Innate Immune Response to Intravenous Oncolytic Reovirus (Dearing Type 3) during a Phase I Clinical Trial” est publié en ligne dans le numéro du 6 mars de la publication Gene Therapy. www.oncolyticsbiotech.com (anglais seulement)

BioSyntech obtient des résultats préliminaires favorables pour son étude sur le BST-CarGel(MD)

BioSyntech, Inc. (Laval), une société de biotechnologie qui développe des thermogels biothérapeutiques pour la médecine régénérative, a annoncé qu’elle a obtenu des résultats préliminaires favorables suite à une analyse intérimaire planifiée d’une durée de six mois portant sur son essai clinique clé canado-européen sur BST-CarGel(MD). Les résultats obtenus auprès d’un sous-ensemble de 20 sujets ont démontré que le traitement par BST-CarGel(MD) avait un effet positif sur la structure du cartilage, comparativement aux résultats obtenus dans le groupe témoin chirurgical. En outre, dans le cadre de l’analyse intérimaire, l’innocuité du traitement par BST-CarGel(MD) s’est avérée comparable à celle du traitement témoin. L’objectif de cette analyse intérimaire était d’obtenir des données pilotes que la société prévoit soumettre à la Food and Drug Administration (FDA) américaine sous la forme d’une étude pilote à l’appui d’une demande d’exemption des dispositifs de recherche en vue de la tenue d’un essai clinique clé sur ce dispositif médical aux États-Unis. www.biosyntech.com

Les stéthoscopes de l’AMC en route vers l’Afrique

Research news recherche

Le 25 février, dans le cadre du volet “Personnel demandé ” (www.plusdemedecins.ca) de sa campagne de sensibilisation aux problèmes de ressources humaines du secteur de la santé au Canada, l’AMC a remis aux députés fédéraux une petite trousse médicale contenant un stéthoscope, accompagnée de cette étiquette : “À quoi bon un stéthoscope si vous n’avez pas de médecin?”

Grâce à un médecin qui siège aux Communes, un grand nombre de ces appareils seront expédiés à des médecins et des infirmières en Afrique. “Pour eux, ce sera providentiel”, a déclaré le député libéral Keith Martin, médecin d’urgence. Constatant que les stéthoscopes de la trousse étaient fonctionnels, le personnel du cabinet du Dr Martin a demandé aux autres députés s’ils voulaient bien lui remettre les stéthoscopes pour qu’il les livre à la Compassionate Resource Warehouse (www.crwarehouse.ca), organisme qui envoie de l’aide aux pays en développement.

Ces appareils seront-ils utiles? “Vous ne pouvez pas savoir à quel point, affirme le Dr Martin. Dans bien des pays, on manque de pansements, alors imaginez les stéthoscopes.”

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Cancer de l’estomac : peut-il être éradiqué ?

Stomach cancer de l'estomac

Le cancer de l’estomac touche chaque année 9 000 personnes en France. Sachant qu’il est dans 90 % des cas lié à une bactérie, on peut aujourd’hui envisager de dépister celle-ci pour prévenir ce type de cancer.

Explications du Pr Jean-Charles Delchier, de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil.

Quel est le pronostic d’un cancer de l’estomac ?
Il reste pour l’instant très mauvais. En effet, lorsque ses symptômes se manifestent suJean-Charles Delchierr le plan clinique, généralement chez l’homme autour de 70 ans, il est souvent trop tard : outre l’anémie, les vomissements, voire les complications hémorragiques, des ganglions ou des métastases sont présents. Et en dépit de la chirurgie et de la chimiothérapie, la survie cinq ans après le diagnostic ne dépasse alors pas les 20 %… On sait pourtant depuis plusieurs années qu’il existe un lien entre l’infection par la bactérie Helicobacter pylori, les gastrites chroniques et la survenue de ce cancer : son dépistage permettrait de l’éradiquer chez toutes les personnes infectées.

Dans quelles proportions cette bactérie augmente-t-elle le risque de cancer ?
Le risque est 30 à 40 fois plus élevé chez les personnes porteuses de la bactérie. Cela concerne le cancer gastrique de l’estomac que l’on qualifie de distal : qui atteint la partie de l’estomac où s’effectue l’essentiel du malaxage. Il représente plus de 80 % des cancers gastriques, qui touchent chaque année 9 000 nouvelles personnes en France. Dans la plupart des cas, l’infection par Helicobacter pylori est contractée durant l’enfance. Et comme les enfants ont fréquemment des petits vomissements et autres manifestations digestives, elle passe inaperçue. L’infection devient alors chronique, provoque une inflammation, et la présence de la bactérie transforme progressivement la muqueuse gastrique jusqu’à déboucher, dans 1 à 3 % des cas, sur un cancer.

Peut-on espérer éradiquer ce type de cancer ?
cancer de l'estomacSon incidence est en diminution dans nos pays occidentaux, alors qu’elle reste élevée en Afrique et en Asie. Mais la forte association avec Helicobacter pylori nous offre l’opportunité de la dépister et d’éradiquer, de façon préventive, le cancer gastrique. Si le dépistage systématique de cette bactérie n’est pas envisageable, pour des questions de coût, on peut le pratiquer à chaque fois que l’occasion se présente : par exemple, quand un patient relativement jeune consulte pour des douleurs d’estomac. Ce dépistage est particulièrement recommandé chez tous ceux dont un parent du premier degré a eu un cancer gastrique : l’hérédité peut favoriser une réponse inflammatoire plus importante, et donc un risque encore accru de cancer gastrique. Il existe aujourd’hui toute une panoplie de tests de dépistage, notamment un test respiratoire. En cas de test positif, un traitement associant deux antibiotiques et un antisécrétoire permet de venir à bout de la bactérie. Après quoi, l’inflammation de la muqueuse gastrique cesse en 6 à 24 mois. Quant aux éventuelles lésions, elles persistent, mais leur évolution est définitivement stoppée.

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Affronter le cancer de son enfant

Autres Articles

Faire face à un diagnostic de cancer chez votre enfant n’est jamais facile, c’est même le cauchemar de plusieurs parents.

Les premières réactions
Le fait d’avoir un enfant atteint de cancer peut faire naître chez vous des émotions de toutes sortes. Souvent, les parents vont avoir le réflexe de nier la maladie (c’est-à-dire qu’ils refuseront de croire que leur enfant puisse avoir le cancer), ou éprouveront des sentiments de culpabilité, de tristesse, de peur, de confusion, de colère même. Ils pourront également avoir l’impression d’avoir perdu tout pouvoir de décision en ce qui concerne leur enfant. Ces sentiments sont tout à fait légitimes. Lorsque son propre enfant a le cancer, on souhaite plus que tout au monde le délivrer de la maladie. Malheureusement, cela n’est pas en votre pouvoir et vous vous sentez impuissant. La colère et la culpabilité, entre autres, sont des sentiments qui influencent la façon de réagir au diagnostic.

Comprendre les faits lorsqu’on est en état de choc
La première fois que le médecin vous expliquera la maladie de votre enfant et vous décrira le protocole de traitement, il se peut que vous vous sentiez complètement paralysé, confus ou bouleversé. Il sera alors difficile pour vous de bien saisir tout ce que vous dit le médecin.

Tout cela est très normal. Dites-vous bien que votre médecin peut expliquer les choses plus d’une fois. Vous ne devriez pas vous sentir mal à l’aise ou gêné de poser ou même de répéter des questions au sujet de la maladie de votre enfant et de son traitement. C’est à vous qu’il appartient, avec l’aide du médecin et de l’équipe soignante, de prendre certaines décisions qui auront un impact sur l’avenir de votre enfant. S’il y a des choses que vous ne comprenez pas bien, il est donc très important que vous demandiez des explications au médecin ou à l’infirmière. Dans les cliniques de traitement ou dans les bureaux de la Société canadienne du cancer, vous pourrez obtenir de la documentation expliquant ce qu’est le cancer et en quoi consistent les différents traitements. Si vous éprouvez de la difficulté à tout comprendre ce que vous dit le médecin, ces brochures vous permettront de vous renseigner à votre propre rythme. Nous vous suggérons également de dresser une liste de questions que vous pourrez poser au médecin lors du rendez-vous suivant.

Votre première réaction peut affecter votre enfant
Le fait d’apprendre que votre enfant est atteint de cancer fait naître chez vous des émotions très intenses; au même moment, votre enfant a énormément besoin de votre soutien. Or, les enfants savent généralement très bien reconnaître les sentiments qu’éprouvent leurs parents, et cette fois-ci ne fera pas exception.
• Si vous exprimez vos sentiments trop vivement, vous risquez d’accentuer la peur et les inquiétudes de votre enfant.
• D’un autre côté, si vous n’exprimez PAS vos sentiments et ne parlez pas de la maladie, votre enfant pourrait avoir le réflexe de cacher ses propres émotions afin de vous protéger. Dans ce cas, votre enfant ne se sentira peut-être pas à l’aise de vous parler, et vous n’aurez peut-être pas non plus l’occasion de l’épauler au moment où il a le plus besoin de votre appui. Si vous ne parlez pas ouvertement et franchement avec votre enfant, ce dernier risque de s’imaginer que la situation est beaucoup plus grave qu’elle ne l’est en réalité.

Devriez-vous demander l’avis d’un autre médecin?
Les parents souhaitent parfois obtenir l’opinion d’un second médecin sur le cas de leur enfant. Votre médecin ou la clinique de traitement peut vous en suggérer un; vous préférerez peut-être demander à quelqu’un d’autre de vous fournir le nom d’un autre médecin. Un deuxième avis médical peut s’avérer utile pour confirmer le diagnostic ainsi que le traitement prévu; il peut également proposer une approche différente au traitement. Deux avis semblables confirmeront l’exactitude du diagnostic. Le fait de demander des avis supplémentaires ne ferait que retarder inutilement le début du traitement.

Accepter la maladie
Avec le temps, vous accepterez le fait que votre enfant a le cancer. C’est à ce moment seulement que vous pourrez venir à bout des sentiments qui vous habitent, comme la colère ou la culpabilité.

La colère
Il est légitime de se sentir en colère lorsqu’on apprend que son enfant souffre de cancer. Il se peut que vous éprouviez de la colère envers Dieu, vous-même, le médecin, ou même envers votre enfant. Il se peut aussi que vous vous empêchiez d’exprimer cette colère, ou que vous la dirigiez contre votre conjoint ou contre vos autres enfants.

Vous pourriez avoir de fréquentes sautes d’humeur. Il est parfois utile de se laisser aller à sa colère, mais n’oubliez pas que les autres membres de votre famille peuvent eux aussi ressentir les mêmes émotions et que vos rapports risquent d’être complètement bouleversés. N’hésitez pas à parler avec votre famille, avec les membres de l’équipe soignante ou avec d’autres personnes qui peuvent vous apporter de l’aide.

Culpabilité
Vous pourriez aussi vous sentir coupable de ce qui arrive à votre enfant, et penser qu’il s’agit là d’une sorte de punition pour des erreurs que vous auriez pu commettre en tant que parent. De là à croire que vous avez en quelque sorte causé la maladie, il n’y a qu’un pas.

Souvent, une telle réaction correspond au désir de trouver une explication au cancer. Dites-vous que vous n’avez pas à vous sentir coupable. En effet, les recherches indiquent que rien qu’on puisse faire, ou ne pas faire, ne peut causer le cancer chez un enfant.

L’inquiétude liée aux délais de diagnostic
Les parents s’inquiètent souvent en se demandant si le cancer de leur enfant n’a pas été diagnostiqué trop tard. Ils ont alors tendance à penser que c’est de leur propre faute, ou alors ils blâment le médecin. Il est normal de vouloir connaître le moment précis où le cancer de votre enfant a commencé, mais en même temps, il est extrêmement difficile de le savoir exactement.

Ce qui rend le cancer difficile à diagnostiquer chez l’enfant, c’est que les premiers symptômes sont souvent très semblables à ceux d’autres maladies infantiles. Les études scientifiques ont établi que dans la plupart des cas de cancer chez l’enfant, les chances de succès dépendent du type de cancer et du choix du traitement approprié, plutôt que de la précocité du diagnostic.

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