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Un test de prédisposition au cancer de la prostate suscite une polémique

Prostate cancer

L‘annonce, le 10 février, de la commercialisation à l’échelle internationale du premier test de dépistage de prédisposition au cancer de la prostate, par la société privée islandaise de biotechnologie deCODE genetics, provoque une controverse à la fois scientifique et éthique. Délivré par Internet, uniquement à des médecins selon l’entreprise, ce test est mis en vente au prix de 500 dollars (341 euros).

Le même jour, la revue Nature Genetics publiait, sur son site, les résultats de trois études menées par des équipes différentes (dont l’une appartenant à deCODE genetics), qui révélaient l’existence d’une série de mutations génétiques pouvant être statistiquement associée à un risque supérieur à la normale de cancer de la prostate. Ces résultats venaient compléter ceux récemment obtenus par un groupe de chercheurs suédois et américains.Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers chez l’homme, dans les pays développés : 543 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dans le monde, et il est responsable de 200 000 décès par an, dont 10 000 en France. Aujourd’hui, son dépistage repose essentiellement sur le dosage sanguin de l’antigène spécifique prostatique (ou PSA), dont le caractère systématique chez les hommes de plus de 50 ans fait polémique.

“Au vu de l’ensemble des résultats scientifiques aujourd’hui disponibles, on estime qu’une dizaine de régions du génome humain, situées sur six chromosomes, sont aujourd’hui impliquées dans la prédisposition au cancer prostatique, précise le professeur Olivier Cussenot, spécialiste d’urologie (hôpital Tenon, Paris) et co-auteur de deux des trois publications de Nature Genetics. Toutes ces variations n’ont cependant pas le même poids, et ce en fonction notamment des origines – populations africaines ou blanches d’origine européenne – des hommes examinés.”

L’initiative de deCODE genetics ne vise, selon ses détracteurs, qu’à occuper au plus vite et de manière “sauvage”, via Internet, un nouveau créneau du diagnostic génétique. Ils font valoir que ce test ne repose que sur une fraction des différentes régions identifiées comme pouvant être à risque. En d’autres termes, ce test ne permet pas de fournir un résultat exhaustif et précis quant à l’augmentation du risque de cancer prostatique.

DISPOSITIF “INSENSÉ”

Pour le professeur Cussenot, l’analyse de l’ensemble des marqueurs génétiques doit faire l’objet d’une interprétation médicale et ne peut aboutir qu’à une réponse graduée, en fonction à la fois des hérédités paternelle et maternelle. Le principal objectif pour ce cancer est d’établir la différence entre les deux formes de tumeurs : celle dite “agressive” (à laquelle sont exposés au cours de leur vie entre 1 % et 3 % des hommes) et celle dite “indolente”, présente chez plus de 40 % des hommes de plus de 50 ans et qui demeure inapparente.

“Il est insensé que ces techniques de recherche soient offertes via Internet pour des tests individuels de prédisposition, déclare le professeur Dominique Maraninchi, directeur général de l’Institut national du cancer. En l’état, ces tests ne sont pas pertinents pour une information individuelle. S’ils devaient l’être, ce ne serait qu’après un agrément fourni par les agences régulatrices des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la France. L’accélération des connaissances ne doit pas engendrer l’accélération de l’offre de services “virtuels” dont le mauvais usage risquerait de déboucher sur des informations fausses, inadaptées et dangereuses.”

Jean-Yves Nau

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L’Institut atlantique de recherche sur le cancer élargit son équipe de recherche et contribue à renverser l’exode des cerveaux

Research news recherche

(Moncton, N.-B.) – le 13 septembre 2007 – À l’issue de son assemblée générale annuelle,
l’Institut atlantique de recherche sur le cancer (IARC) dresse un bilan très positif de ses activités, que ce soit au chapitre des subventions obtenues ou encore du recrutement et du rapatriement de personnel.

« Le rapport annuel qui est déposé aujourd’hui, couronne une année déterminante pour l’essor et la pérennité de l’Institut, » affirme M. Denis Losier, président du conseil d’administration de l’IARC. « Grâce aux différentes subventions de recherche obtenues et grâce à l’appui de la communauté, l’organisme a consolidé encore davantage ses assises pour poursuivre sa mission avec succès. »

Ainsi, au cours de la dernière année, six nouvelles recrues de l’extérieur du Nouveau-Brunswick se sont jointes à l’équipe de recherche de l’IARC. Mais pour plusieurs, il s’agit d’un retour aux sources puisque plusieurs sont originaires de la province. « Notre institut devient de plus en plus un pôle qui retient et qui attire une expertise de grand talent dans la région, » affirme Dr Rodney Ouellette, président-directeur général et directeur de la découverte de l’IARC.
« Ce renversement de l’exode des cerveaux est très positif, non seulement pour notre organisme, mais pour toute la communauté. »

L’Institut atlantique de recherche sur le cancer est heureux d’accueillir dans ses rangs un
chercheur chevronné, le Dr David Barnett, un natif de Dorchester au Nouveau-Brunswick
qui faisait carrière en Ontario depuis plusieurs années. Spécialiste en chimie analytique,
le Dr Barnett a notamment développé une technologie très innovatrice en spectrométrie de masse. Il a d’ailleurs publié au-delà de 25 articles arbitrés sur le sujet, obtenu 16 brevets dérivés de cette technologie et cofondé une compagnie qui a commercialisé cette nouvelle technologie.

Autre fait saillant, l’IARC a fait l’acquisition récemment de deux nouvelles pièces d’équipement à la fine pointe de la technologie, qui vont permettre d’analyser plus rapidement et avec une plus grande précision les facteurs clés qui sont responsables du développement du cancer.

L’une des pièces, un système de microdissection capté au laser, permet de sélectionner individuellement les cellules cancéreuses d’un échantillon sans interférence des cellules normales situées à proximité. Ces outils permettent d’analyser le cancer spécifique d’un patient en temps réel et s’inscrivent dans une démarche de médecine plus personnalisée.

Selon le Dr Ouellette, l’un des aspects importants de l’Institut est son rôle de précurseur dans l’utilisation et l’application de technologies innovatrices.

D’autre part, la campagne majeure de financement de l’IARC, la campagne Découvertes, se poursuit avec succès. À ce jour, 3,3 millions de dollars ont été recueillis. Le cabinet de la campagne est confiant d’atteindre l’objectif de 4 millions d’ici peu.

L’Institut atlantique de recherche sur le cancer (IARC) est un organisme à but non lucratif établi depuis 1998 et situé à l’hôpital régional Dr-Georges-L.-Dumont de Moncton. Disposant d’installations ultramodernes, l’IARC est devenu un véritable centre d’excellence en recherche sur cancer. Trois axes de développement guident le travail de ses chercheurs : le dépistage précoce, le diagnostic affiné et le traitement ciblé. L’IARC contribue ainsi aux efforts mondiaux de recherche dans la lutte contre ce fléau.

www.canceratlantique.ca

Pour renseignements :
Françoise Roy
Directrice, communications et développement
francoiser@canceratl.ca
506.862.4221

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Recherche et cancer du sein

Breast cancer du sein, Research news recherche

 La lutte contre le cancer du sein est semée d’embûches. Au Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre, les chercheurs unissent leurs efforts pour gagner la bataille.
Par Hannah Hoag

 À la fin des années 1960, Kathy Pritchard était étudiante en médecine à l’Université Queen’s quand elle assista à une autopsie qui allait changer sa vie. La patiente avait été diagnostiquée d’un cancer du sein dix ans auparavant. Les traitements avaient permis de tenir la maladie en respect pendant neuf ans, mais elle était soudainement réapparue et avait eu raison de cette femme en quelques mois. « J’essayais de comprendre ce qui se passait, pourquoi certaines patientes s’en sortaient sans récidive et d’autres pas. Je me demandais quel facteur provoquait ces récidives et comment on pouvait agir sur ce facteur », nous confie la Dre Pritchard, chef de la Division des essais cliniques et de l’épidémiologie au Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre (SW).Aujourd’hui, la Dre Pritchard tient la barre d’un nouveau centre de recherche, le Breast Cancer Research Centre au SW. L’interdisciplinarité qui y est mise en œuvre a pour effet de rapprocher des patientes les chercheurs de laboratoire et experts en essais cliniques. En utilisant des techniques d’imagerie de pointe et des tests génétiques pour dépister le cancer du sein chez les groupes à haut risque, ces spécialistes veulent rendre les interventions moins invasives et les pronostics plus précis. « Nous visons une plus grande cohésion dans les soins et nous voulons faire en sorte que la recherche évolue d’une approche scientifique fondamentale à une approche clinique », fait valoir la Dre Pritchard.

Chaque année, un très grand nombre de femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein. On estime qu’en 2005, 21 600 Canadiennes recevront un tel diagnostic; parmi elles, 5 300 mourront de la maladie. Environ une Canadienne sur neuf sera victime d’un cancer du sein au cours de sa vie. La bonne nouvelle, c’est que les taux de mortalité sont en régression depuis les années 1950 grâce à un dépistage plus précoce, à la détection par mammographie et à l’amélioration des traitements.

Récemment, un chercheur du SW, le Dr Martin Yaffe a établi que la mammographie numérique était supérieure à la mammographie traditionnelle sur film pour le dépistage des tumeurs chez les femmes préménopausées de moins de 50 ans et chez celles qui ont des seins denses. Un autre chercheur, le Dr Don Plewes, travaille à la mise au point de techniques d’imagerie par résonance magnétique (RM) afin de dépister le cancer du sein chez les femmes qui présentent des mutations héréditaires des gènes BRCA1 ou BRCA2 et qui, de ce fait, sont plus à risque. « Ces femmes sont plus susceptibles de développer un cancer très jeune… et les méthodes traditionnelles de dépistage ne sont pas aussi efficaces pour elles », explique le Dr Plewes. De résultats récents démontrent que la RM est environ deux fois plus efficace que la mammographie traditionnelle ou les ultrasons pour détecter des tumeurs chez ce groupe de femmes.

L’imagerie est également mise à contribution afin d’améliorer la précision de la chirurgie du sein. Les chirurgiens font face à une grande difficulté : ils doivent retirer suffisamment de tissu pour éliminer le cancer, mais en conserver assez pour préserver l’intégrité du sein de la patiente. Grâce à une salle d’opération expérimentale, les Drs Yaffe et Plewes et la chirurgienne oncologue Claire Holloway utilisent des techniques d’imagerie pour délimiter le contour de la tumeur et guider la chirurgie. Les Drs Holloway et Yaffe travaillent également à la mise au point d’une technique d’imagerie 3D qui permettra aux chirurgiens de s’assurer qu’ils ont retiré la totalité des tissus cancéreux.La médecine entrant de plain-pied dans l’âge de la génomique, les chercheurs établissent de plus en plus un lien entre la constitution génétique d’une patiente et la probabilité de rétablissement. Arun Seth, chef du Centre de génomique au Research Institute du SW, se fonde sur la constitution génétique pour comprendre pourquoi une tumeur est susceptible de métastaser et déterminer les meilleurs traitements. Les pronostics sont plus justes quand on remplace les mesures classiques par le test génétique. « C’est un avantage pour la patiente », estime le Dr Seth.Même après un traitement réussi, de nombreuses femmes sont victimes d’une récidive de leur cancer du sein. C’est cette persistance de la maladie qui a d’abord attiré la Dre Pritchard dans ce champ de recherche et l’amène aujourd’hui à jouer un rôle de premier plan dans des essais cliniques qui, espère-t-elle, pourraient un jour permettre d’enrayer ce cancer. Elle a récemment codirigé un essai sur le létrozole qui a démontré que ce médicament pouvait réduire de plus de 40 % le risque de récidive chez les femmes préménopausées ayant pris du tamoxifène pendant cinq ans. Le nouveau centre a aménagé un espace pour les essais cliniques adjacent aux salles de consultation médicale.

« Comme ça, tout sera à proximité, précise la Dre Pritchard. Il s’agira d’un service centralisé pour toute nouvelle patiente. »

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Recherche sur le cancer de la prostate

Prostate cancer, Research news recherche
Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiens; il s’agit également de la troisième cause de mortalité par cancer en importance chez les hommes, après le cancer du poumon et le cancer colorectal.

La Société canadienne du cancer déploie beaucoup d’efforts afin de contrer cette maladie qui touche des milliers d’hommes ainsi que leurs familles, et qui en préoccupe des millions d’autres.

Nous subventionnons chaque année un vaste éventail d’excellents projets de recherche sur le cancer de la prostate, qui se penchent sur d’importants aspects de la maladie :

  • pourquoi le cancer de la prostate se développe et comment il se propage;
  • moyens de prévenir le cancer de la prostate;
  • mise au point de nouvelles méthodes améliorées de diagnostic et de traitement de la maladie.

Parmi nos études sur le cancer de la prostate en cours cette année :

  • un projet visant à élaborer un test moléculaire perfectionné qui indiquera aux médecins si les patients présentent une forme virulente du cancer de la prostate cancer et qui les aidera à choisir le meilleur traitement;
  • comment un outil multimédia particulier offrant de l’information sur le cancer de la prostate répond aux besoins des patients et des membres de leurs familles et les aide à mieux faire face au diagnostic et au traitement;
  • une recherche sur l’amélioration de la curiethérapie – une approche thérapeutique prometteuse du cancer de la prostate qui consiste à implanter de petits grains radioactifs dans la tumeur – en vue de développer des méthodes de traitement plus précises, ayant moins d’effets secondaires.

Programme de partenariat spécial

La création de l’Initiative canadienne de recherche sur le cancer de la prostate, en 1997, a largement contribué à rehausser le calibre et la qualité des projets de recherche en la matière au cours des dernières années. Cette initiative regroupe la Société canadienne du cancer, l’Institut national du cancer du Canada et le Réseau canadien du cancer de la prostate.

Faites connaissance avec un chercheur spécialisé en cancer de la prostate, subventionné par la Société canadienne du cancer :

Dr Kim Chi

Lisez le récit des plus récentes découvertes réalisées par des chercheurs subventionnés par la Société dans le domaine du cancer de la prostate :

La Dre Roanne Segal démontre que l’exercice pourrait s’avérer le meilleur remède pour les hommes suivant un traitement contre le cancer de la prostate

Des chercheurs découvrent que le dépistage au moyen du test de l’antigène prostatique spécifique (APS) pourrait réduire de 35 % le risque de développer un cancer métastatique de la prostate

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