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Mélanome et cancer de la peau

Cancer de la peau

Le mélanome est une tumeur maligne, la plus grave parmi les cancers de la peau parce qu’elle a tendance à métastaser tôt dans son évolution, c’est-à-dire envoyer des cellules cancéreuses vers d’autres organes (poumon, os, rein, cerveau, …).
Il existe d’autres cancers de la peau, les carcinomes (basocellulaires et spinocellulaires) apparaissant chez le sujet plus âgé.

Le soleil responsable de cancers de la peau

Le cancer de la peau est en augmentation importante depuis 20 ans. Cette augmentation est directement en relation avec l’augmentation de l’exposition au soleil (vacances au soleil, loisirs en plein air, …).
Ce sont les rayons ultraviolets (UV) qui sont responsables des lésions cellulaires.
Les UV B et UV C (normalement arrêtés par la couche d’ozone) sont les premiers incriminés mais les UV A (du soleil et de lampes à bronzer) sont aussi sur la sellette.
Il y a plusieurs sortes de cancers de la peau et ils ont un pronostic différent.

Le phénotype clair et le soleil sont des facteurs de risque de cancer de la peau
Les personnes ayant un phénotype clair c’est-à-dire peau claire avec ou sans taches de rousseur, cheveux clairs ou roux, yeux clairs (plutôt d’Europe du Nord), sont plus sujettes à avoir un cancer de la peau que les personnes à peau plus foncée (Europe du Sud). Mais celles-ci ne sont pas non plus à l’abri de cette maladie.
Il existe des cas familiaux ; on sait aujourd’hui sur quel chromosome se trouve le gène qui prédispose à l’apparition d’un mélanome.
On sait depuis de nombreuses années que le soleil est un facteur directement responsable de l’apparition de cancers de la peau.

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CANCER DE LA PEAU

Cancer de la peau

Le laboratoire de recherche sur le Cancer de la peau, dirigé par le docteur Shah depuis 1996, a  établi plusieurs programmes de recherche portant sur une meilleure compréhension des mécanismes de déclenchement du cancer de la peau suite à l’induction de dommages à l’ADN par les rayons solaires ultraviolets B (UVB) et par d’autres agents génotoxiques. Sa recherche se concentre sur divers rôles d’une enzyme activée par l’ADN endommagé, la poly(ADP-ribose) polymérase (PARP), pour prévenir le développement du cancer. L’équipe travaille sur trois projets de recherche: un premier portant sur le cancer de la peau induit par les rayons UV et le rôle alors joué par la PARP sur la réparation des dommages à l’ADN et la mort cellulaire (subventionné par l’INCC); un second sur le cancer carcinoïde (subventionné par le SRC) et un troisième sur la mort cellulaire induite par UV et d’autres agents génotoxiques (subventionné par le CRSNG).

    Récemment, l’équipe a trouvé que l’activation de la PARP fait partie des réponses très précoces à l’exposition aux UV et elle cherche le rôle biologique de cette activation dans le développement du cancer de la peau. De plus, en collaboration avec des cliniciens de Mount Sinai Medical School, New York et l’Université de Calgary, l’équipe a démontré l’importance problématique d’une carence en vitamine B3 (niacine) chez les patients atteints de cancer carcinoïde. Le laboratoire développe aussi une nouvelle technologie de PARP-knockdown par RNAi, une technique couramment utilisée dans des laboratoires d’Europe et des Etats-Unis pour étudier le rôle de la PARP dans d’autres systèmes biologiques. Les travaux récents de l’équipe ont été publiés dans des journaux de haute renommée et ont attirés pour cette année le renouvellement de deux subventions.

    L’équipe comprend un chercheur senior, un post-doc, deux étudiants de niveau doctorat, un stagiare de recherche et une assistante de recherche. Les programmes de recherche actuels sont réalisés en collaboration avec plusieurs chercheurs de l’Université Laval ainsi que des autres centres de recherche du CHUQ et de celui du CHU de Sherbrooke et avec d’autres organisations de recherche tant canadien et qu’américain. Suite aux nouvelles subventions, le laboratoire de recherche sur le cancer de la peau recrutera d’autres étudiants et assistants de recherche au cours de 2005 – 2006. 

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Le dépistage

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Pour ce sujet particulier, nous avons tablé sur les connaissances qui existent relativement aux programmes de dépistage du cancer du sein dans la population. L’information est répartie en deux sections, l’une pour les interventions de dépistage dans la population pour lesquelles il existe des données scientifiques à l’appui d’une réduction de la mortalité et l’autre pour les interventions non suffisamment étayées par des données. Nous présentons également des renseignements, lorsque c’est possible, sur le dépistageorganisé opportuniste (moins coordonné ou ponctuel) actuel en nous appuyant sur les données fournies dans la publication de Santé Canada, Rapport d’étape sur la lutte contre le cancer au Canada, de même que dans les publications revues par des pairs, les rapports de programmes de dépistage et les enquêtes nationales. Comme les enquêtes sont basées sur des auto-déclarations, les estimations de la participation au dépistage dans ces enquêtes peuvent être plus élevées que celles des bases de données des programmes provinciaux de dépistage. Cet écart peut survenir lorsque des personnes présentant des symptômes évocateurs d’un cancer signalent par erreur avoir subi un dépistage plutôt qu’un test diagnostique ou lorsqu’un test de dépistage est effectué en dehors du programme organisé de dépistage provincial et n’est donc pas inclus dans une base de données sur le dépistage provincial. Des données montrent également que les répondants à des enquêtes sous-estiment le temps écoulé depuis le dernier test (p. ex., ils peuvent indiquer qu’ils ont subi leur dernier test au cours des deux années précédentes alors que celui-ci remonte à il y a trois ans)1. L’utilisation de données d’enquête entraînerait également une surestimation de la participation au dépistage.

Les programmes de dépistage du cancer dans la population visent à détecter le cancer ou des lésions précancéreuses chez les sujets asymptomatiques. L’objectif du dépistage du cancer est de réduire le taux de mortalité par cancer et, en détectant tôt le cancer avant l’apparition de signes ou de symptômes, à accroître les chances de succès d’un traitement. Comme le dépistage comporte un risque potentiel pour des personnes apparemment en bonne santé, les programmes de dépistage en population ne sont recommandés que lorsque : a) il a été démontré que le test de dépistage réduisait la mortalité; b) le test de dépistage permet de détecter la maladie à un stade préclinique; c) le test permet de prédire exactement si une personne souffre d’un cancer (degré élevé de sensibilité) ou n’en souffre pas (degré élevé de spécificité); d) le test est considéré sûr et n’expose pas la personne à un risque inacceptable; et e) si un cancer est détecté au moyen du dépistage, un traitement efficace est disponible. Une fois ces critères satisfaits, d’autres facteurs peuvent être pris en compte avant d’implanter un dépistage dans la population fondé sur les preuves, tels que l’acceptabilité du test, le coût de l’intervention et la mesure dans laquelle le système est capable non seulement d’effectuer le test de dépistage mais également de confirmer le diagnostic par la suite et d’offrir un traitement à ceux qui ont obtenu des résultats anormaux.

Le dépistage dans la population est le plus efficace et le plus rentable lorsqu’il est offert dans le cadre d’un programme organisé de dépistage qui intègre tous les éléments du processus de dépistage, notamment des lignes directrices fondées sur des preuves pour le dépistage et le suivi, des stratégies de recrutement et de fidélisation pour maximiser la participation, et des systèmes intégrés d’information et d’assurance de la qualité pour garantir que le fonctionnement, la surveillance et l’évaluation du programme sont optimaux. Un dépistage offert à l’extérieur d’un programme organisé de dépistage est souvent appelé « opportuniste » ou « ponctuel »; au Canada, un tel dépistage comprendrait au moins certains des éléments d’un programme organisé. Toutefois, si un programme n’est pas complètement organisé, son fonctionnement, son rendement et son efficience peuvent être sous-optimaux.

Des données scientifiques confirment actuellement l’utilité d’un dépistage dans la population des cancers du col utérin, du sein et du côlon-rectum. Bien qu’il existe une certaine variation en ce qui concerne l’intervalle entre les dépistages et la population cible, toutes les provinces et tous les territoires au Canada respectent les recommandations de base relatives au cancer du sein et du col de l’utérus. Il n’existe pas de programmes provinciaux de dépistage du cancer colorectal. Même si un dépistage est généralement recommandé pour toutes les personnes moyennement à risque dans la population cible spécifiée (c.-à-d., les hommes et les femmes de 50 ans et plus pour le cancer colorectal), certains sous-groupes risquent moins de participer que d’autres. S’il est vrai que les déterminants spécifiques de la participation au dépistage peuvent varier pour ces trois cancers, il reste qu’en général, les personnes issues d’un milieu défavorisé, celles qui vivent en région rurale ou les immigrants de fraîche date sont moins nombreux à participer au dépistage2,3.

Cancers pour lesquels on dispose de suffisamment de données pour effectuer un dépistage en population
En 2006, on estime qu’il y aura 1 350 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et 390 décès dus à ce cancer au Canada. Bien que les taux d’incidence du cancer du col de l’utérus au Canada soient passés de 15,4 à 7,5 pour 100 000 entre 1977 et 2006, ce cancer demeure le onzième cancer le plus souvent diagnostiqué chez les Canadiennes et la treizième cause de décès liés au cancer.
Le test de Pap, qui consiste à racler la surface du col utérin avec une spatule ou une brosse, à placer les cellules recueillies sur une lame et à examiner la lame au microscope, est offert au Canada comme test de dépistage du cancer de l’utérus depuis plus de 50 ans. Le test de Pap permet d’identifier tant les lésions précancéreuses, qui peuvent être traitées de façon à prévenir l’apparition du cancer, que les cancers à un stade présymptomatique peu avancé lorsqu’un traitement a le plus de chances d’être efficace. Le dépistage du cancer du col de l’utérus a entraîné des réductions importantes des taux d’incidence et de mortalité, comme nous l’avons mentionné ci-dessus, de même que de légères améliorations de la survie.

La Colombie-Britannique a lancé en 1949 le premier programme de dépistage du cancer du col utérin au pays, programme qui comportait bon nombre des éléments d’un programme organisé 4. D’autres provinces offrent des programmes dont le degré d’organisation varie considérablement, mais toutes déploient des efforts en vue d’offrir un plus grand nombre de programmes organisés. Un examen par un groupe d’experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a conclu que même sans un programme de dépistage complètement organisé, un corpus suffisant de données montre qu’un dépistage du cancer du col de l’utérus offert à l’intérieur d’un programme de qualité est efficace. Le rapport du CIRC fait cependant remarquer que le dépistage dans le cadre de programmes bien organisés est plus rentable que le dépistage opportuniste, causant moins de torts liés au sur-dépistage et au surtraitement.

Certaines provinces ou certains territoires au Canada recommandent maintenant le recours à la cytologie en milieu liquide (CML), une variante du test de Pap classique qui offre certains avantages par rapport à ce dernier. La CML est plus sensible, a une spécificité équivalente, donne une proportion plus élevée d’échantillons satisfaisants et offre la possibilité de détecter l’ADN du virus du papillome humain (VPH) de même que les lésions précancéreuses6. Les types de VPH à risque élevé (oncogènes) constituent la principale cause du cancer du col de l’utérus. L’analyse de l’ADN du VPH est de plus en plus recommandée pour le triage des femmes dont les résultats au test initial sont équivoques (p. ex., cellules atypiques de signification inconnue), en particulier si le test initial est une CML6,7. Ce test aide à distinguer les femmes qui peuvent avoir intérêt à subir un examen additionnel du col utérin de celles qui peuvent n’en retirer aucun bienfait.

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Statistiques sur le cancer

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Tous les ans depuis 1987, l’INCC publie et interprète les données statistiques sur le cancer au Canada. Ces renseignements réunis sous forme de livret intitulé Statistiques canadiennes sur le cancer exposent des données détaillées sur l’incidence du cancer et la mortalité liée à cette maladie dans chaque province et dans l’ensemble du pays.

Ces statistiques sont compilées conjointement par l’INCC, la Société canadienne du cancer (SCC), Statistique Canada, l’Agence de santé publique du Canada, les registres provinciaux et territoriaux sur le cancer et des chercheurs universitaires. Le Comité directeur sur les statistiques sur le cancer est responsable du développement et de la distribution de cette publication annuelle.

Grâce à cette collaboration appuyée financièrement par la SCC, les professionnels de la santé, les chercheurs, les décideurs et bien d’autres personnes ont accès à des renseignements qui peuvent engendrer de nouveaux projets de recherche, faciliter les processus décisionnels et contribuer à l’établissement des priorités en santé.

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